26.08.2025

Portrait

Zéro net et culture architecturale élevée ? Mais oui !

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La Suisse est particulièrement touchée par le changement climatique. Ce n’est pas la seule raison pour laquelle elle a pour objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre à zéro net d’ici 2050. Une initiative s’est désormais donné pour objectif de faire comprendre que le zéro net peut aller de pair avec une culture du bâti de qualité. Les associations suisses de planification ont fondé l'”Offensive climatique pour la culture du bâti”. La FAS, la FSAP, la SIA, EspaceSuisse, Patrimoine suisse et la conservation des monuments historiques défendent avec cette initiative une position claire en neuf points.

La culture du bâti malgré un solde net nul : C'est l'objectif de l'Offensive Climat pour la culture du bâti. (Logo : Offensive climatique pour la culture du bâti)

La Suisse vise le zéro net dans sa stratégie climatique

En tant que pays alpin, la Suisse est particulièrement touchée par le changement climatique. C’est ce que montrent les mesures de température effectuées depuis 1864 : La température moyenne dans le pays a augmenté de 1,9 degré Celsius depuis le début des mesures il y a un peu plus de 150 ans. C’est deux fois plus rapide que l’augmentation globale sur la même période, qui est de 0,9 degré Celsius.

Pourquoi la Suisse est-elle plus touchée que la moyenne ? D’une part, cela s’explique par le fait que la Suisse est déjà marquée par un climat continental. En tant que pays enclavé sans accès à la mer, il n’y a pas de grande étendue d’eau pour rafraîchir la Suisse. D’autre part, le pays se trouve dans les latitudes moyennes de l’hémisphère nord. Les régions situées au nord de l’équateur se réchauffent plus que celles situées au sud. Pour la Suisse, cela signifie : des étés secs, des événements météorologiques violents, des hivers peu enneigés et nettement plus de jours de canicule, notamment dans les zones urbaines. Il est impossible de prédire avec précision l’ampleur du phénomène, mais une chose est sûre : cela dépendra de la quantité d’émissions de gaz à effet de serre au cours des prochaines décennies.

C’est là que la politique suisse est intervenue, lorsque la ministre de l’environnement et conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a présenté la nouvelle stratégie climatique de la Suisse. Son objectif était de montrer comment le pays peut réduire lesémissions de CO2 et la pollution par les gaz à effet de serre à zéro net d’ici 2050. Zéro net signifie qu’une entreprise ou un pays élimine autant que possible toutes ses émissions. Les quelques derniers pour cent peuvent finalement être compensés par le captage et le stockage du carbone (au lieu de rejeterdu CO2 dans l’atmosphère, il est stocké et entreposé de manière permanente) et les technologies à émissions négatives (la récupération des gaz à effet de serre dans l’atmosphère). Ainsi, au bout du compte, la Suisse n’émet plus de gaz à effet de serre – elle sort de l’équation avec un bilan net nul.

L’offensive climatique Baukultur soutient l’objectif zéro net

Le Conseil fédéral estime qu’il est possible d’atteindre le zéro net d’ici 2050. Actuellement, le secteur du bâtiment est responsable d’un quart des émissions de gaz à effet de serre en Suisse et de 40% du budget énergétique du pays. Mais c’est justement dans les domaines des transports, de l’industrie et des bâtiments que les émissions pourraient être réduites de 90 pour cent d’ici 2050. Pour ce faire, la Confédération et les cantons encouragent l’assainissement énergétique des bâtiments ainsi que les investissements dans les énergies renouvelables, l’utilisation de la chaleur résiduelle et l’optimisation de la technique du bâtiment.

Pour soutenir l’objectif du zéro net d’ici 2050, de nombreux acteurs* de la culture du bâtiment suisse se sont désormais réunis, du patrimoine culturel à l’aménagement du territoire en passant par l’architecture et l’architecture paysagère. Plus précisément : les associations FAS, FSAP, SIA, EspaceSuisse, Patrimoine suisse et la conservation des monuments historiques. Ensemble, elles ont fondé l'”Offensive climatique pour la culture du bâti”, qui veut montrer comment atteindre le zéro net tout en préservant la culture du bâti suisse. Sur son site Internet, l’initiative écrit que “les mesures climatiques doivent être mises en œuvre avec une culture du bâti élevée. Les investissements et les transformations doivent être porteurs d’avenir, durables et de haute qualité architecturale”.

Même les objets protégés peuvent être rénovés selon les points nets zéro.

C’est ainsi que l’Offensive climatique pour la culture du bâti décrit la situation de départ. Elle définit en outre clairement sa position, qu’elle décline en neuf points :

En premier lieu, il y a la culture du bâti. Celle-ci doit être élevée, c’est-à-dire d’une qualité globale en termes de conception, de durabilité et d’aspects sociaux. Car, comme l’indique clairement l’initiative au point 2, le zéro net peut aussi devenir réalité avec une culture du bâti élevée. La combinaison de la cohérence, de la suffisance et de l’efficacité doit y veiller. Troisièmement, l’exigence d’une qualité architecturale élevée s’applique également aux mesures énergétiques des bâtiments existants. La qualité architecturale peut être réalisée sans réduire, compliquer ou augmenter le coût d’une rénovation énergétique.

Le quatrième point vise à concilier la conservation du patrimoine culturel avec les objectifs climatiques. Des mesures énergétiques sont également possibles sur des objets dignes de protection et peuvent être orientées vers les objectifs climatiques. Les objets protégés peuvent également bénéficier d’un bilan net nul. Car, selon l’initiative, “[l]es bâtiments protégés sont une source d’inspiration pour la durabilité vécue. Ils méritent le respect et des solutions sur mesure. L’intégration soigneuse de la nouvelle qualité architecturale avec celle de l’existant recèle un grand potentiel”. En outre, cinquièmement, l’Offensive Climat pour la culture du bâti souhaite bannir l’énergie fossile du secteur du bâtiment. Mais l’énergie grise et la préservation des ressources font également partie du bilan. Le sixième point va de pair avec cela : le principe de l’économie circulaire doit être érigé en règle et s’orienter sur les cinq R (refuse, reduce, reuse, repair, recycle). Cela implique également de réaliser des projets moins nombreux et plus petits, d’utiliser des produits plus durables, de concevoir des constructions plus durables et de prévoir la réutilisation des éléments de construction.

L’offensive climatique sur la culture du bâti doit mettre en réseau et positionner la Suisse

Le septième point vise les espaces libres : Un développement urbain adapté au climat, avec suffisamment d’espaces libres et d’arbres, devrait aller de pair avec l’aération, les courants d’air froid et une utilisation intelligente de l’eau. En bref : l’infrastructure verte et l’infrastructure bleue doivent être coordonnées. Pour que cela fonctionne, l’initiative achtens demande que les instruments de promotion existants intègrent une culture architecturale de haut niveau comme élément de protection du climat et de la biodiversité. Des incitations positives favoriseraient la réalisation des objectifs climatiques avec une culture du bâti élevée. Enfin, l’Offensive Climat pour la culture du bâti se donne pour mission de rassembler les travaux et connaissances scientifiques ainsi que les initiatives pertinentes et de les rendre accessibles. Elle se veut une plateforme qui met en réseau et positionne la Suisse dans un cadre international. Parallèlement, elle souhaite encourager le développement de compétences et de conseils, communiquer les bonnes solutions et tenir compte des exigences économiques.

L’équipe centrale de l’Offensive Climat pour la culture du bâti est composée de Stefan Kunz (directeur de Patrimoine suisse), Claudia Schwalfenberg (responsable du domaine politique, responsable de la culture du bâti à la Société suisse des ingénieurs et des architectes SIA), Peter Wullschleger (directeur de la Fédération suisse des architectes-paysagistes FSAP), Barbara Franzen (directrice de la Conférence suisse des conservatrices et conservateurs des monuments historiques CSC), Claudia Moll (coprésidente FSAP) et Adrian Altenburger (vice-président SIA).

Ici, vous pouvez vous joindre à l’Offensive Climat pour la culture du bâti en tant que partisan*.

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