15.09.2025

Projets

Volkan Alkanoglu nouveau projet “Drift

Vue aérienne du projet "Drift". On reconnaît la forme ventrue de la construction.

Sa forme rappelle la coque d'un bateau. Photo : Peter Molick

L’artiste et designer Volkan Alkanoglu, basé à Portland, Oregon, aux États-Unis, a récemment installé une nouvelle passerelle. L’œuvre d’art public, intitulée “Drift”, se trouve dans le quartier de South Hills à Fort Worth, au Texas. Alkanoglu décrit la passerelle comme un exemple d’urbanisme “plug-and-play”.

Le nouveau projet artistique "Drift" de Volkan Alkanoglu, photo : Peter Molick
Vue aérienne du projet "Drift". On reconnaît la forme ventrue de la construction.
Sa forme rappelle la coque d'un bateau. Photo : Peter Molick

Le pont en bois "Drift" est un exemple d'urbanisme "plug-and-play".

La passerelle “Drift” s’étend sur près de 19 mètres au-dessus d’un cours d’eau qui divise en deux un quartier de Fort Worth avec des maisons de ranch datant de l’après-guerre. Le Public Art Program de la ville a commandé le projet. Il s’agit d’une combinaison d’art, de design, d’architecture et d’infrastructure. D’une part, il s’agit d’un projet orienté vers la communauté et spécifique au lieu, qui aide à combler un fossé physique entre deux moitiés d’un quartier. D’autre part, avec Drift, Alkanoglu voulait tester et montrer de nouvelles techniques de construction.

Alkanoglu tenait à utiliser des matériaux durables. L’impact sur la nature environnante devait être aussi faible que possible. En même temps, le budget ne devait pas dépasser un cadre de 375.000 dollars (environ 320.000 euros). Le principe de l’urbanisme “plug-and-play” est visible à travers le haut niveau de préfabrication du pont. Le pont a été pré-assemblé autant que possible, puis transporté sur son site et était ensuite prêt à l’emploi en quelques heures.

La préfabrication de l'ouvrage dans un hall, photo : Ignition Arts
Le pont pré-assemblé est amené à son emplacement. Photo : Ignition Arts
Quelques heures après la livraison, le pont est prêt à l'emploi. Photo : Raymond Cervantes

Un impact minimal sur l'environnement

La forme de la passerelle autoportante ressemble à celle d’une coque de bateau incurvée, mais des bosses irrégulières font aussi penser à un morceau de bois flotté poli lorsqu’on la regarde de côté. Vu d’en haut, le lien avec la construction navale est encore plus évident, et les bancs de forme organique sont visibles de part et d’autre de la balustrade. Ainsi, Drift ne doit pas seulement être une voie de passage, mais aussi un but en soi et un lieu de contemplation et de communication.

Alors que le pont devait initialement être entièrement en contreplaqué, le budget limité a rapidement obligé le designer à changer d’avis. Finalement, le pont a été construit avec un cadre en acier emprunté à la construction navale. Celui-ci a ensuite été revêtu de lamelles de bois découpées par CNC. Sur place, il a suffi d’ériger les fondations du pont avant qu’un véhicule-grue ne le livre. Une fois le pont déposé, l’entreprise chargée de l’exécution a encore construit les raccordements aux voies.

Le pont "Drift" de Volkan Alkanoglu, photo : Jennifer Boomer
Le pont comme lieu de détente, photo : Peter Molick
La forme permet des zones de mouvement et d'assise. Photo : Jennifer Boomer
Habillage en lamelles de bois découpées CNC, photo : Jennifer Boomer

Ce “plug-and-play” a réduit au minimum les nuisances pour le voisinage et l’impact sur la nature dans le cours d’eau. Mais pour Volkan Alkanoglu, le concept ne s’arrête pas là : “Nos villes ont un besoin urgent de modernisation à tous les niveaux, et l’urbanisme plug-and-play est un moyen économiquement viable de produire des infrastructures de taille moyenne en dehors du site et de les intégrer dans le contexte urbain”.

Les passerelles ne sont pas seulement des traversées d’obstacles. Il n’est pas rare qu’elles soient des lieux animés et la destination elle-même. En savoir plus sur l’Esperance Bridge à King’s Cross.

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