De nombreuses études le confirment : La vie en ville présente un risque nettement plus élevé de maladies psychiques que la vie à la campagne. Mais on sait encore peu de choses sur la manière dont on peut renforcer la santé mentale des citadins* malgré le bruit, la densité et le stress social. Il est grand temps de faire le point ! Le numéro de mars de G+L analyse ce que nous savons sur les corrélations entre la ville, les espaces verts, le sport, le changement climatique (particulièrement passionnant !) et la santé mentale, mais aussi ce qui manque encore.
Santé mentale en milieu urbain ? Que manque-t-il encore ? Photo de couverture : Raphael Wild via Unsplash
Santé mentale en milieu urbain
La vie en ville comporte un risque nettement plus élevé de maladies psychiques que la vie à la campagne. Un nombre effrayant d’études le confirment. Mais on sait peu de choses sur les mesures à prendre pour renforcer la santé mentale des citadins. En même temps, le nombre de personnes qui font de la recherche et travaillent dans le domaine de la santé mentale urbaine est assez limité. Afin de faire la lumière sur ce sujet, ces soi-disant chercheurs sur le stress* en appellent à une collaboration renforcée entre la recherche urbaine, la médecine et les neurosciences.
Vérification des faits
Dans le présent numéro, nous procédons à une vérification des faits. Nous voulons savoir ce que dit l’état actuel de la recherche et quelle est la responsabilité réelle de la forme urbaine dans le domaine de la santé mentale urbaine. Pour ce faire, nous avons demandé à Nora Dietrich, psychothérapeute et experte en santé mentale sur le lieu de travail à Berlin, d’apporter sa contribution.
La psychologue viennoise Shanti Hetz explique quant à elle pourquoi la solitude représente un si grand danger pour de nombreux citadins* et quel travail de prévention l’architecture paysagère peut entreprendre dans ce contexte. La journaliste et architecte paysagiste Julia Treichel présente en outre cinq acteurs* déjà actifs dans ce jeune domaine de recherche, dont bien sûr Mazda Adli, psychiatre et chercheur sur le stress. C’est avec son livre “Stress and the City” que ce médecin de la Charité de Berlin a pour la première fois lancé le thème de la santé mentale urbaine à grande échelle dans les médias allemands.
La santé, le bien le plus précieux
A première vue, le thème de la santé mentale urbaine n’est pas un thème classique de l’aménagement. Mais il montre de manière drastique l’importance sociale qui revient aujourd’hui à la collaboration interdisciplinaire et, en même temps, le rôle que les architectes paysagistes* et les urbanistes* doivent y jouer. Nous planifions des espaces pour les gens. Mais que se passe-t-il si ces derniers deviennent de plus en plus malades dans les villes que nous avons développées ? La santé est et reste notre bien le plus précieux.
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Dans notre numéro de février, nous nous sommes penchés sur la ville et le vélo. Pour en savoir plus sur la ville à vélo, cliquez ici.
