Des scientifiques* de l’ETH Zurich ont publié un recueil sur le processus de planification. Il contient à la fois des exemples pratiques et des essais théoriques. Et c’est un must pour les étudiants.
La planification est mystérieuse. Avec la complexité croissante, le processus d’un projet devient plus décisif que l’intervention physique. De qui les voix sont-elles étouffées, quel rôle jouent les planificateurs* dans ce processus ? Des scientifiques* de l’ETH Zurich ont organisé une série de séminaires sur ces questions avec des scientifiques* internationaux et des praticiens* du monde de la planification. Le livre de 232 pages documente les résultats de la recherche.
Comment éviter les erreurs de planification
La publication est structurée de manière exemplaire et se compose de deux parties principales : “Histoires inspirantes” et “Thèmes fondamentaux”. La première partie présente sept projets achevés ainsi que neuf projets en cours, qui illustrent une multitude de défis et d’approches de la pratique de la planification en Europe et aux États-Unis.
Les essais sur les “thèmes fondamentaux” abordent des questions et des stratégies innovantes. Elles devraient être prises en compte dans les différentes phases du processus de planification. Par exemple, l’essai “Approches de la planification ou On ne peut rien obtenir de rien” mentionne que l’analyse des problèmes au début de la planification est essentielle et ne devrait pas être ignorée. L’absence d’un large débat sur les problèmes serait par exemple à l’origine des erreurs de planification de Stuttgart 21.
Focalisation sur les aspects sociaux
La structure de l’ouvrage remplit son objectif de combler le fossé entre la pratique et la théorie et d’atteindre un large public en dehors des cercles spécialisés. Le contenu de la publication est innovant et scientifiquement fondé. Elle possède une structure claire et concise, des références croisées entre les exemples et la théorie, une mise en page informative mais discrète. La structure claire aide les personnes de différents horizons à mieux comprendre le processus de planification. Les experts peuvent mieux comprendre les théories innovantes et le lien entre la théorie et la pratique grâce à la structure axée sur les exemples, les notes et le glossaire.
Les non-spécialistes peuvent s’appuyer sur les récits détaillés et les diagrammes riches des chapitres d’exemples pour comprendre les processus de planification importants. Toutefois, la perspective du livre sur la planification se concentre sur les aspects sociaux. Il ne précise pas comment la nature peut être intégrée dans la planification en tant qu’acteur important et comment le processus devrait évoluer, par exemple pour s’adapter aux défis climatiques.
Un must pour les étudiants en planification
En outre, les exemples se concentrent sur l’Europe, avec une brève mention des États-Unis. Certains projets de planification extra-européens seraient tout à fait intéressants pour la recherche et la discussion. Les exemples européens sont suffisants pour apporter de nouvelles connaissances, mais l’étude d’autres projets dans différents contextes et le développement de théories, indépendamment du succès ou de l’échec, rendraient le mécanisme de planification et la théorie plus robustes et plus universels.
Ce livre ne remplace pas un manuel de planification complet, mais il est innovant : un must pour les étudiants en planification qui maîtrisent la théorie, mais qui ont peu d’expérience pratique. Il est également recommandé aux planificateurs*, aux politiciens et à tous ceux qui sont constamment à la recherche d’une manière plus efficace de planifier.
Le texte a été rédigé dans le cadre de l'”atelier d’écriture scientifique en architecture du paysage” de la chaire d’architecture du paysage et de transformation de la TUM, sous la direction du professeur Udo Weilacher. Dans le cadre de ce séminaire, les étudiants* choisissent de la littérature spécialisée et élaborent ensemble des recensions de livres individuelles.
Quelle est la valeur des espaces indéterminés dans une ville ? C’est la question que se pose Dorothee Rummel dans sa thèse de doctorat “Indeterminer Räume in Städten : La valeur de l’espace résiduel”.
