17.11.2025

Projets

Sebastian Stettner – Attribution de l’œuvre réussie

De 1995 à 1999, l’auteur a restauré cinq tableaux du maître-autel de l’église franciscaine de Subotica (Hongrie). Le matériel d’archives disponible là-bas donnait déjà des indications sur la paternité de Sebastian Stettner (1699-1758).

Les documents de Subotica décrivent entre autres le déroulement de la commande. Selon ceux-ci, Sebastian Stettner a peint “avec une habileté et une compétence extraordinaires” Saint Michel de manière à ce qu’il marche sur le diable. Le commanditaire critiqua cependant le nombre de diables : “Pourquoi nous donner tant de diables ?” (Archivium 1751 : 30). L’artiste a donc dû apporter des modifications à son tableau et en a probablement peint un tout nouveau, car les examens aux rayons X n’ont révélé aucune trace de repeinte. En l’état actuel des choses, il n’a probablement présenté au directeur de la maison de l’ordre qu’une esquisse à l’huile et a choisi le concept iconographique actuel avant de l’exécuter. Ces esquisses ou d’autres esquisses de Stettner n’ont malheureusement pas été conservées. Ils auraient permis de mieux cerner ses capacités de dessinateur et de se rapprocher ainsi de l’atelier d’art dans lequel il étudiait.

Cependant, l’étude des matériaux et des techniques de fabrication ainsi que l’analyse des sources ont permis d’attribuer 14 œuvres au total à ce maître. L’artiste-peintre et doreur, dont l’origine est attestée par “Dorst, Baijern” mais n’a pas pu être vérifiée, s’installa en 1727 à Buda (Hongrie), où il obtint le droit de cité en 1736. Les édiles de la ville firent dépendre leur décision de l’accord de deux artistes peintres de Buda : Georg Falkoner (1646-1741) et Kaspar Landtrachtinger (1670-1744). Vers 1738, son mariage avec Maria Theresia Seth (1716-1789) lui permit d’acquérir une maison dans laquelle il dirigeait son atelier. Sa femme était également peintre et continua à diriger l’atelier après la mort de Stettner.
Pour en savoir plus sur la technique picturale de Sebastian Stettner, consultez RESTAURO 4 / 2014.

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