12.11.2025

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Réorganiser la pierre

"Bouquet" et "Marble"(Photo : Constanza Meléndez

Dans une certaine mesure, ce sont les chefs-d’œuvre de Tim Bennett : “Rose”, “Bouquet” et “Marble”. En effet, les œuvres en marbre de l’artiste munichois font partie de l’exposition “Me is ter” de la galerie Jo Van De Loo. STEIN a rendu visite à l’artiste dans son atelier du quartier de Giesing à Munich pour se faire une idée de sa maîtrise. Notre sculpture du mois d’avril :

Les experts de la pierre connaissent bien le gaspillage de la pierre naturelle : près de la moitié du matériau est mis au rebut. Ce n’est pas le cas de Tim Bennett, sculpteur à Munich. Lorsque ce Britannique d’origine travaille sur son bloc de marbre de Carrare poli, il procède de manière exceptionnellement écologique. Avec un marteau et un burin, il travaille la pierre sans qu’elle perde sa fonction de socle. Ce faisant, celle-ci devient elle-même une sculpture et les prétendus “restes” une matière plastique. En effet, Bennett place le fragment de marbre abattu “greffé” sur le socle ou la sculpture et réorganise ainsi le matériau. L’artiste appelle ce processus “le socle donne”. Une merveilleuse description pour un matériau apprécié pour sa dureté.

Combinaison de matériaux : marbre et huile

Dans le cas de la triologie de “Rose”, “Bouquet” et “Marble” (chacune mesurant 25x25x115 cm), Bennett a encore peint à l’huile les carrés de marbre reliés par des chevilles et de la colle et traités avec un apprêt à base d’ammoniaque. Grâce à l’application pâteuse, le bloc colossal semble doux et malléable, sans toutefois céder à la sensibilité.

“Le processus d’abattage ne dure que quelques minutes. La pose des restes sur le socle est également assez simple, si bien que les tailleurs de pierre pourraient sourire de moi”, estime Tim Bennett. Mais c’est justement cette simplicité qui fascine Bennett. Après tout, il peut ainsi travailler de manière intuitive et laisser la beauté de l’œuvre au hasard dans une certaine mesure.

Mars 2017 : La sculpture a été réalisée par Robert Schmidt-Matt en grès rouge de Schweinstal. (Photo : Thomas Brenner)
Février 2017 : La "Dancing Column" en grès Seeberger de Tony Cragg. (Photo : Charles Duprat)
Janvier 2017 : l'Oloid en marbre de Crète de Sabine Rassow. (Photo : Piet Freitag)
Décembre 2016 : "Le Mops" de Steve Seguin en grès d'Udelfangen. (Photo : Bernd Decker)
Novembre 2016 : "Homme" en marbre blanc d'Alberto Giacometti. (Photo : Photo : Kunstmuseum Basel / Martin P. Bühler)
Octobre 2016 : L'ours polaire couché en marbre de Carrare de Peter Hecht. (Photo : Peter Hecht)
Septembre 2016 : La sculpture "Traumsaat" en diabase verdâtre d'Emanuel Wagner. (Photo : Steinmetz Hans Wagner KG)
Août 2016 : les vibrations de la sculpture "Steinskúfa" de Karin Reichmuth la mettent en mouvement. (Photo : Þröstur Eggertsson)
Juillet 2016 : "Nautilus" en marbre d'Ulrike Glaubitz. (Photo : artiste)

À propos de l’artiste Tim Bennett

Tim Bennett a quitté son Angleterre natale dès l’âge de 18 ans pour vivre d’abord en Hollande, puis en France. Il est ensuite venu dans l’Allgäu pour suivre une formation de cuisinier. Il a financé ces années principalement en peignant des portraits. Pour professionnaliser ce don, il a voulu entrer dans une académie. Pour un stage préliminaire, il s’est rendu aux ateliers de restauration Dr. Pfanner GmbH – c’est là que Bennett a surtout appris à travailler avec le matériau qu’est la pierre. Et il a appris à apprécier le “processus visible” dans le processus de création avec les travaux en pierre. À Munich, Tim Bennett a finalement étudié la peinture et la sculpture, tout en restant surtout attaché à cette dernière. Aujourd’hui, Tim Bennett est représenté par la galerie munichoise Jo Van De Loo.


Vous pouvez voir ici les sculptures des derniers mois :

Mars 2017 : La sculpture a été réalisée par Robert Schmidt-Matt en grès rouge de Schweinstal. (Photo : Thomas Brenner)
Février 2017 : La "Dancing Column" en grès Seeberger de Tony Cragg. (Photo : Charles Duprat)
Janvier 2017 : l'Oloid en marbre de Crète de Sabine Rassow. (Photo : Piet Freitag)
Décembre 2016 : "Le Mops" de Steve Seguin en grès d'Udelfangen. (Photo : Bernd Decker)
Novembre 2016 : "Homme" en marbre blanc d'Alberto Giacometti. (Photo : Photo : Kunstmuseum Basel / Martin P. Bühler)
Octobre 2016 : L'ours polaire couché en marbre de Carrare de Peter Hecht. (Photo : Peter Hecht)
Septembre 2016 : La sculpture "Traumsaat" en diabase verdâtre d'Emanuel Wagner. (Photo : Steinmetz Hans Wagner KG)
Août 2016 : les vibrations de la sculpture "Steinskúfa" de Karin Reichmuth la mettent en mouvement. (Photo : Þröstur Eggertsson)
Juillet 2016 : "Nautilus" en marbre d'Ulrike Glaubitz. (Photo : artiste)
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