Depuis longtemps, les montagnes, aussi belles que repoussantes pour l’homme, nous fascinent. Nous voulons les escalader, nous les approprier et les contrôler. Le moyen le plus confortable d’atteindre le ciel est sans doute les remontées mécaniques. En réalité, ceux-ci n’existent que depuis la fin du 19e siècle. Des trains à crémaillère aux téléphériques à deux étages, voici dix exemples de moyens de transport dans les paysages de montagne.
De l'air frais dans le télésiège. Source : unsplash
Téléphérique
Les téléphériques sont construits dans des endroits qui semblent imprenables. On distingue ici les téléphériques et les funiculaires. Les téléphériques font flotter des cabines, des nacelles ou des sièges très haut au-dessus du sol. Ils sont portés par un ou plusieurs câbles métalliques.
Le téléphérique le plus long et le plus haut se trouve au Canada. Mais le premier téléphérique du monde se trouve beaucoup plus près, dans le canton suisse d’Obwald. Le téléphérique de 1992 enthousiasmait déjà à l’époque avec son plancher de cabine rotatif. Bad Reichenhall abrite en outre le plus ancien téléphérique à grande cabine du monde conservé dans son état d’origine. Le “Predigtstuhlbahn” de 1928 était considéré comme un modèle de téléphérique parfait. Aujourd’hui, les cabines rouges dodécagonales sont classées monuments historiques. Mais le téléphérique nostalgique fonctionne toujours ! Pour cela, un machiniste travaille dans la station amont.
Pendules et orbites
Dans un téléphérique à va-et-vient, deux cabines se déplacent de manière synchrone sur des câbles porteurs séparés. Un câble tracteur les déplace lors de la montée et de la descente. Les cabines sont souvent grandes. Elles transportent ainsi beaucoup de personnes à la fois et généralement à des heures de départ fixes. Pour les téléphériques à mouvement continu, on utilise plutôt plusieurs petites cabines. Les téléphériques monocâbles, bicâbles et même tricâbles se déplacent sur des câbles porteurs fixes et des câbles tracteurs en circulation pour les cabines. Les téléphériques à trois câbles ont actuellement la plus grande capacité de transport – jusqu’à 5 500 personnes par heure. Le “Glacier Ride” de Zermatt en est un exemple. Ce téléphérique à trois câbles, le plus haut du monde, transporte jusqu’à 2 000 personnes par heure. Autre point fort : les cabines ont un plancher en verre. Il ne faut donc pas avoir le vertige pour pouvoir profiter de cette vue panoramique.
Funiculaire
Les funiculaires se déplacent le long d’un parcours fixe, souvent sur des rails. Ils se déplacent grâce à des câbles métalliques qui tirent les cabines. Autrefois, on utilisait pour cela des réservoirs de ballast d’eau. Une partie de l’histoire des téléphériques attend les touristes*, par exemple dans le canton suisse de Nidwald. Le “Stanserhorn-Bahn”, vieux de plus de 125 ans, les transporte de Stans au téléphérique “CabriO”, tout aussi spectaculaire. Ce train de montagne nostalgique de 1893 séduit par ses charmantes cabines en bois. Un autre funiculaire est le “Hungerburgbahn” à Innsbruck. Il a été conçu par la célèbre architecte Zaha Hadid. Les toits incurvés et futuristes des stations rappellent les langues glaciaires et les moraines. Et dans la station tyrolienne de Serfaus, il existe une variante particulière du funiculaire : un téléphérique à coussin d’air souterrain. Le “Gelmerbahn” constitue un autre point fort. Au cours des cent dernières années, il a servi à construire et à exploiter une centrale électrique dans l’Oberland bernois. Désormais, les touristes* peuvent également utiliser ce train de montagne exceptionnel en été. Aux points les plus raides, la pente est de 106 pour cent ! Cela en fait le funiculaire ouvert le plus raide d’Europe. De plus, sur ce trajet en forme de montagnes russes, on est toujours assis en aval lorsque le wagon est ouvert.
Téléphérique suspendu
Ces installations grimpent sur les pentes les plus raides pour nous permettre de profiter de vues spectaculaires en étant suspendus dans les airs. Le téléphérique de l’Aiguille du Midi, en France, est par exemple une prouesse technologique. Il s’agit du plus long tronçon de téléphérique au monde construit sans pylônes intermédiaires.
Téléphérique à deux étages
Le nom l’annonce déjà : “CabriO” est un téléphérique ouvert. Mais ce n’est pas tout. C’est aussi le premier biplan guidé par câble au monde. Ce téléphérique de montagne suisse est guidé latéralement entre deux câbles. La cabine des nacelles est alors entièrement vitrée. Comme si cela ne suffisait pas, il y a aussi un pont supérieur. Il est donc possible de respirer l’air alpin à 1 900 mètres d’altitude. La cabine peut accueillir soixante personnes, le pont supérieur trente.
Téléphérique tournant
Il existe déjà des cabines qui tournent à 360 degrés. Le téléphérique “Titlis Rotair” en est un exemple. Les cabines du premier téléphérique tournant au monde se vissent une fois sur elles-mêmes sur le chemin du sommet. Plus rien ne s’oppose à une vue panoramique.
Chemin de fer d'approvisionnement
Des bottes de foin plutôt que des touristes* – certains chemins de fer de montagne ont d’autres priorités. Il y a par exemple le “Buiräbähnli” suisse. Ce petit téléphérique sert à approvisionner les fermes, mais prend aussi en charge les étrangers. Loin de la haute technologie, seule une barrière de planches retient les occupants dans la cabine rouge.
Ascenseur à nacelle
Oui, cela existe encore. Au-delà de la technologie moderne avec des noms chics, on trouve encore ces modèles de transport. Le nostalgique ascenseur à corbeille “Vellau”, par exemple, se compose d’une corbeille métallique de la hauteur de la poitrine pour deux personnes. On se déplace ensuite debout – et très tranquillement – à travers les prairies et les forêts jusqu’à l’alpage de Leiteralm.
Télésiège
Le télésiège est un peu plus confortable. Qu’il s’agisse d’une place individuelle ou de plusieurs places côte à côte, ce télésiège vous transporte vers le haut. Au lieu d’être dans une cabine fermée, on est assis à l’air libre. La plupart du temps, on est assuré par un arceau qui se tire d’en haut.
Train à crémaillère
Au lieu de cordes, ce sont des roues dentées qui sont utilisées pour se déplacer. Les roues dentées s’engrènent dans la crémaillère au sol. Le “Pilatusbahn” suisse est le chemin de fer à crémaillère le plus raide du monde. Les premières voitures à vapeur sont exposées au musée. Aujourd’hui, la ligne est modernisée et fonctionne à l’électricité. En Suisse, il existe également un train à crémaillère avec une saucisse supplémentaire. Le “Dampfwürstlibummler” de 1892 mène à un rythme tranquille jusqu’au Rothorn. En plus de la vue, les fameuses saucisses du chauffeur sont un régal. Celles-ci sont cuites sur la chaudière à vapeur pendant le trajet.
Également intéressant : quels sont les trains les plus rapides du monde ? Nous répondons ici à cette question.

