Bianca Floss, diplômée d’un master de l’Université des sciences appliquées et des arts de Hildesheim/Holzminden/Göttingen et restauratrice diplômée, a reçu fin janvier 2020 le prix du Lions Club de Hildesheim 2019 pour les résultats de ses recherches sur la séparation du papier bloqué au moyen du cyclododécane. Nous le félicitons !
Bianca Floss, diplômée de l’École supérieure des sciences appliquées et des arts de Hildesheim/Holzminden/Göttingen, restauratrice diplômée et présidente du groupe régional de Basse-Saxe de l’Association des restaurateurs (VDR), a remporté le prix Lions de Hildesheim 2019 le 24 janvier 2020. C’était la douzième fois que ce prix était décerné. L’étudiante en master de conservation/restauration, spécialisée dans les documents écrits, les livres et les arts graphiques, a présenté lors de la Journée de la restauration de Hildesheim les résultats de ses recherches sur la séparation du papier bloqué au moyen du cyclododécane. L’objet de son étude était un manuscrit généalogique endommagé provenant des archives principales du Land de Brandebourg. Bianca Floss a convaincu le jury non seulement par ses recherches, mais aussi par son exposé. Jan Henrik Marhauer, président du Lions Club de Hildesheim, a fait l’éloge de cette dernière en la qualifiant de “bien compréhensible même pour les profanes”.
Dans cet exposé, Bianca Floss a présenté l’effet du cyclododécane sur les pages bloquées, sa tâche consistant en grande partie en une recherche fondamentale. En effet, outre l’étude de l’effet du cyclododécane sur le papier, elle devait également étudier son effet sur les moyens d’écriture et de peinture utilisés. En outre, la recherche devait aboutir à une proposition sur la manière dont le processus de travail pourrait être reproduit. En effet, les blocages dus à l’humidité sont fréquents.
Une collaboration comme celle avec les archives principales du Land de Brandebourg est une tradition à l’université de Hildesheim et profite non seulement aux institutions qui s’adressent à l’université avec leurs objets problématiques, mais aussi aux étudiants. “Sans la coopération avec les musées, les services des monuments historiques, les archives et les bibliothèques ainsi que les institutions religieuses, bon nombre des travaux de fin d’études présentés n’existeraient pas”, explique Ulrike Hähner, doyenne des études de conservation et de restauration à la faculté de construction et de conservation. Hähner souligne en outre l’importance de la recherche fondamentale : “Les résultats de la recherche à la HAWK, principalement interdisciplinaires, conduisent à de nouvelles connaissances et approches qui sont importantes pour l’ensemble de la pratique de la conservation des biens culturels.
Vous en saurez plus sur la restauration du papier dans le numéro 3/2o20, qui paraîtra début avril, www.restauro.de/shop.
