Qu’est-ce que l’Année européenne du patrimoine culturel a apporté à l’Allemagne ? Les attentes que les créateurs ou que nous, en tant que partie intégrante du patrimoine culturel, avions placées dans cette année ont-elles été satisfaites ? Bernd Jäger (directeur de JaKo Baudenkmalpflege, Rot an der Rot) dresse un bilan.
Nous sommes bien sûr en droit de nous poser ces questions, mais aussi d’autres, en jetant un regard rétrospectif sur l’Année du patrimoine culturel 2018, qui était placée sous la devise “Sharing Heritage”. Ce qui a été dommage, c’est certainement le fait que cette année n’a pas eu d’impact sur la perception du public ou de la société, ou seulement de manière temporaire ou marginale. Cela s’explique bien sûr par le fait que la dotation financière était probablement trop faible pour atteindre une perception à grande échelle. Mais à mon avis, cela fait aussi apparaître un problème “fait maison”. Du point de vue de la société, il n’y a pas d’homogénéité dans le “marché” du patrimoine culturel/de la conservation des monuments. Il y a différents “joueurs” qui, depuis des décennies, ne tirent pas à la même corde, mais tentent de manière opportuniste de dégrader ou d’exposer les autres “joueurs”. Si nous parvenons tous ensemble à modifier cette perception de manière à ce que la société reconnaisse qu’il y a certes des “joueurs” totalement différents, mais qu’il existe aussi des “joueurs” qui ne se connaissent pas.
qui s’occupent du patrimoine culturel, mais que tous tirent dans le même sens pour le bien de l’ensemble, c’est-à-dire de notre patrimoine culturel, alors des émotions telles que la passion et le cœur s’exprimeront soudainement, ce qui influencera et impressionnera durablement notre société.
Le fait que le Comité national allemand pour la protection des monuments historiques (DNK), jusqu’alors plutôt passif, se soit établi et transformé en un point de contact actif pour tous les groupes qui s’occupent de la préservation du patrimoine culturel, a certainement été positif et durable pour cette année. C’est également grâce au DNK, et en particulier à son directeur, le Dr Koch, que l’établissement du thème dans la perception politique s’est fortement amélioré.
L’Année du patrimoine culturel 2018 sera un succès durable si nous essayons tous ensemble, avec le point d’ancrage actif qu’est le DNK, de transmettre au public l’enthousiasme et la passion que recèle notre patrimoine culturel. Si nous continuons à véhiculer divers “faits de guerre”, dans cinq ans, plus personne ne parlera de cette impressionnante opportunité pour notre patrimoine culturel qu’est 2018.
