01.11.2025

Prix Pritzker, cette fois encore en tant que prix des stars

Arata Isozaki donc. Cette année. L’architecte, urbaniste et théoricien, né en 1931, reçoit le prix Pritzker 2019. Et les réactions sont mitigées. Une fois de plus. Les uns s’étonnent que l’homme, dont les bâtiments célèbres (comme le Museum of Contemporary Art de Los Angeles ou le stade olympique de Barcelone) sont tous en place depuis un certain temps, n’ait pas reçu ce grand prix depuis longtemps. D’autres trouvent le choix judicieux, mais d’autres encore le trouvent plutôt inutile – pourquoi récompenser quelqu’un dont l’œuvre arrive plutôt à sa fin, pourquoi ne pas plutôt désigner quelqu’un dont le travail (ou dont le travail) peut être le moteur de cette récompense ? Mes collègues de la rédaction ont réagi avec un certain ennui.

Je pense que le jury du Pritzker doit prendre une décision en matière de politique de prix. Actuellement, trop de motifs différents semblent exister en parallèle. Est-ce une récompense pour une œuvre importante ? Pour des bureaux intéressants, auxquels l’avenir appartient peut-être ? Pour une approche politique pertinente ? Chaque direction prise séparément est bonne. Tout ensemble, c’est probablement impossible.

Et d’ailleurs, je maintiens l’opinion que j’ai exprimée il y a deux ans déjà : le prix Pritzker est décerné trop souvent. Tous les trois ans, ou mieux encore tous les quatre ans, le rythme serait plus raisonnable.

Néanmoins, il ne faut pas que cela passe inaperçu : Félicitations, Arata Isozaki.

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