15.01.2026

Public

Perle avec irrégularités


Conservatoire d'importance régionale

C’est justement en bordure d’une cour d’école qu’un conservatoire de danse et de musique devait être construit dans la banlieue parisienne de Versailles – un bâtiment d'”importance régionale” malgré sa situation défavorable. Les architectes ont créé de manière souveraine un lieu de calme et d’ordre qui rassemble.


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Photos : Schnepp Renou

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Versailles est devenu une commune de banlieue. A l’ombre du célèbre château s’étend une ville méconnue qui, au-delà de son noyau baroque, a continué à se développer comme une structure hétérogène. L’artère centrale est l’avenue de Paris ; elle est également l’accès principal à la place d’Armes – la place qui donne sur la cour de marbre du château. Le développement de la ville se laisse facilement suivre le long de cet axe : Au plan dans l’esprit d’une ville idéale à l’image de la monarchie absolutiste succèdent des façades nobles du XVIIIe siècle, mais ensuite des constructions Artdéco et des années 1950. L’ordre est donc suivi du désordre.

Au milieu de cette structure ancienne et neuve se trouve le nouveau centre de danse et de musique de Versailles, dans une petite rue latérale orthogonale à l’avenue de Paris. Le duo d’architectes Joly & Loiret a remporté le concours pour le nouveau bâtiment en 2013, et la mission consistait à concevoir un “conservatoire d’importance régionale”. Le terrain est inhabituel pour un établissement public : il s’agit d’une cour d’école primaire située à l’ombre d’un pâté de maisons, ce qui n’est pas vraiment un lieu de construction attractif. De plus, le nouveau bâtiment devait être une extension de l’école Lully-Vauban et intégrer un nombre défini de salles de classe et de répétition dans le programme spatial.

Dans un premier temps, les différents types de construction dans le voisinage ont nécessité le choix d’une figure qui s’intègre dans l’environnement. Il s’agissait de conserver une certaine clarté face à la densification exigée du bloc – et de faire face à la diversité des formes avec calme. C’est pourquoi les façades ont également été conçues de manière neutre : Des briques blanches, fabriquées à la main, sont complétées par des tuiles vernissées de la même teinte.

Asymétrie et orientation

“Pour le concours, nous avions proposé une solution symétrique”, se souvient Paul-Emmanuel Loiret. Le jury a trouvé le projet convaincant dans sa cohérence et l’a sélectionné parmi les participants. “Par la suite, nous avons fait évoluer le projet, notamment parce que nous avons discuté avec les futurs utilisateurs”. Après avoir échangé avec les enseignants et les directeurs de l’école, Joly & Loiret ont notamment rendu visite à l’Opéra Garnier à Paris et au Conservatoire Léo Delibes à Clichy (conçu par Bernard Desmoulin). Il en est ressorti une caractéristique essentielle du projet : “Nous avons compris, grâce aux discussions, que les danseurs s’orientent mieux lorsqu’il n’y a pas de symétrie spatiale”.

Traduit du français par Michael Wachholz

Vous trouverez l’article complet dans le Baumeister 03/2017

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