Pronold fait ses adieux
Il y a trois mois et demi, l’annonce de la nomination de Florian Pronold (SPD) au poste de directeur fondateur de la Bundesstiftung Bauakademie a été faite. Des critiques s’en sont suivies. Pour le moins. Maintenant, Pronold se retire. Une chose que beaucoup espéraient.
C’était en novembre 2019. Ce qui rappelle ici le classique Blade Runner thématise une autre dystopie : l’annonce d’un homme politique prétendument non spécialisé comme directeur fondateur de la Bundesstiftung Bauakademie était une idée dystopique pour le monde de l’architecture et de la culture. Une qui n’a pas été acceptée facilement. La nomination de Florian Pronold (SPD) au poste de directeur fondateur de la Bundesstiftung Bauakademie a été suivie de protestations, dont une lettre ouverte qui a réuni 500 signatures en quelques semaines (au 13 décembre 2019). Les critiques et les revendications y étaient claires : “Monsieur Pronold ne peut pas présenter une seule des compétences professionnelles requises”. La procédure de sélection opaque devrait être rouverte. Une commission de sélection plus compétente devrait choisir un candidat qui correspond tout simplement aux qualifications requises par l’appel d’offres. En décembre, deux candidats non retenus ont finalement déposé plainte – avec succès. Le 7 janvier, le tribunal du travail de Berlin a examiné la première plainte et a émis une ordonnance provisoire. Résultat : Pronold n’a pas été autorisé à prendre ses fonctions pour le moment et s’est défendu deux semaines plus tard par des actions en cessation et d’autres moyens juridiques.
Et maintenant ? Aujourd’hui, le 10 mars, Pronold annonce sur son site Internet que son entrée en fonction en tant que directeur de la Bundesstiftung Bauakademie serait possible au plus tôt le 15 août. En raison de ce retard de trois mois et demi, il ne pourrait plus s’occuper bénévolement de la mise en place de la fondation avant cette date. Cela nuirait considérablement à la réussite de la mise en place de la Bundesstiftung Bauakademie, bien qu’une capacité d’action totale et rapide soit nécessaire dans la phase de création. C’est pour cette raison qu’il a demandé au conseil de la fondation de le libérer de ses fonctions.
