24.01.2026

Produit

par Fritz Auer sur Notre Dame du Haut

Notre Dame du Haut de Le Corbusier

Notre Dame du Haut
Fritz Auer
1955 après J.-C.

Dans leur livre “Reminiscence”, Benedict Esche et Benedikt Hartl dressent le portrait de la relation particulière entre le bâtiment et l’architecte. Ils y donnent la parole à des architectes précurseurs qui écrivent sur leur empreinte architecturale et son influence sur leur propre travail. Ici, Fritz Auer d’Auer Weber Architekten raconte sa rencontre avec un chef-d’œuvre de Le Corbusier :

Notre Dame du Haut de Le Corbusier

“J’ai choisi ce monument parce qu’il a été l’un des premiers à m’impressionner si profondément en tant qu’étudiant en architecture itinérant en 1955, que l’expérience de ce lieu particulier me touche et m’émeut encore aujourd’hui. J’arrivai avec ma Vespa, le soir d’un grand voyage en France, dans le village situé en contrebas de la colline de la chapelle et je montai à pied. J’ai pénétré seul à l’intérieur, avec pour seul bruit le crépitement des bougies allumées sur l’autel, et j’ai été submergé par l’ambiance qui régnait dans cet espace puissant et serein, qui ne laissait encore rien présager de la dramaturgie de la lumière du jour le lendemain matin.

Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai pris conscience de ce que la lumière et la couleur pouvaient faire, en pénétrant par les tubes et les spires qui s’élèvent, par les vitraux disséminés dans les parois et par l’étroite fente périphérique qui sépare le ‘voile’ incurvé du toit des parois également incurvées. Jamais plus après, un espace ne m’a autant impressionné, non pas en premier lieu par sa vocation sacrée, mais par son effet spatial, aussi bien dans l’obscurité de la nuit que dans la lumière du jour, et rehaussé par sa matérialité archaïque, et ne m’a convaincu que l’architecture peut avoir le pouvoir immanent d’atteindre toute la gamme d’expériences et de sentiments de chaque personne qui s’y expose”.

Pour plus d’informations sur le livre, cliquez ici

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