17.01.2026

Actualités de la branche Portraits Profession

Par des restauratrices et des professeurs

Monja Schünemann, collaboratrice scientifique de la chaire d'histoire de l'Europe au Moyen Âge et au début de l'époque moderne de l'université technique de Chemnitz, a découvert un "jeu de cache-cache" dans le "diptyque de Melun" du peintre français Jean Fouquet grâce à une superposition des moitiés de l'image. Photomontage : Jacob Müller (sources des images : Jean Fouquet, Diptyque de Melun, huile sur bois de chêne, panneau gauche 93 × 85 cm, Gemäldegalerie Berlin, panneau droit 95 × 85,5 cm, Musée des beaux-arts d'Anvers, copyright Wikimedia Commons ; dessin des contours du diptyque fermé de Schünemann sur l'illustration de la réflectographie infrarouge, celle-ci dans : Jean Fouquet. Le diptyque de Melun, catalogue Gemäldegalerie Berlin, éd. par Stephan Kemperdick, Petersberg 2017, p. 141). Photo : TU Chemnitz Jacob Müller / juin 2022

Monja Schünemann, collaboratrice scientifique de la chaire d'histoire de l'Europe au Moyen Âge et au début de l'époque moderne de l'université technique de Chemnitz, a découvert un "jeu de cache-cache" dans le "diptyque de Melun" du peintre français Jean Fouquet grâce à une superposition des moitiés de l'image. Photomontage : Jacob Müller (sources des images : Jean Fouquet, Diptyque de Melun, huile sur bois de chêne, panneau gauche 93 × 85 cm, Gemäldegalerie Berlin, panneau droit 95 × 85,5 cm, Musée des beaux-arts d'Anvers, copyright Wikimedia Commons ; dessin des contours du diptyque fermé de Schünemann sur l'illustration de la réflectographie infrarouge, celle-ci dans : Jean Fouquet. Le diptyque de Melun, catalogue Gemäldegalerie Berlin, éd. par Stephan Kemperdick, Petersberg 2017, p. 141). Photo : TU Chemnitz Jacob Müller / juin 2022

Une nouvelle statistique le montre : la parité est encore loin d’être atteinte, mais de plus en plus de femmes intelligentes obtiennent leur habilitation et deviennent professeurs.

Le nombre de bachelières est plus élevé que celui des bacheliers. La plupart du temps, les jeunes femmes ont également les meilleures notes. Dans les universités et les hautes écoles allemandes, elles sont toutefois le plus souvent enseignées par des professeurs. Les derniers chiffres de l’Office fédéral des statistiques sur les habilitations, condition préalable à une carrière d’enseignement et de recherche dans une université ou une haute école, montrent toutefois que les femmes rattrapent leur retard.


L'âge moyen d'obtention de l'habilitation est de 40 à 42 ans.

Selon les statistiques, le nombre total d’habilitations en 2022 a certes baissé de 5 pour cent par rapport à l’année précédente, pour atteindre 1535, mais le nombre d’habilitations de femmes scientifiques a augmenté de 2 pour cent. Les femmes ont ainsi réussi 37 pour cent de toutes les procédures d’habilitation. C’est dix pour cent de plus qu’il y a dix ans. L’âge moyen d’obtention de l’habilitation est de 40 à 42 ans.


Dans certains Länder, il est plus facile pour une femme d'être nommée professeure

Si l’habilitation est généralement la condition préalable à l’obtention d’un poste de professeur, toutes les thèses d’habilitation ne débouchent pas nécessairement sur un poste de professeur, car leur nombre est limité, mais en constante augmentation, tout comme la proportion de femmes professeurs. Ainsi, en 2000, l’Allemagne comptait 37 794 postes de professeurs, dont 3986 étaient occupés par des femmes. Cela représente une proportion de 10 %. En 2021, le nombre de postes était passé à 50 250 et la part des femmes professeurs atteignait presque 30 pour cent. Il apparaît que dans certains Länder, il est plus facile pour une femme d’être nommée professeur que dans d’autres. A Berlin par exemple, selon une publication de Statista, 34,7 pour cent des postes étaient occupés par des femmes professeurs en 2021, contre seulement 23,2 pour cent la même année en Sarre. Dans les différentes disciplines, l’intérêt pour l’habilitation varie fortement. Mais cela est aussi lié aux professions. Tandis que les médecins humains habilités ont également de meilleures chances de promotion dans les cliniques et présentent donc le plus souvent des thèses d’habilitation (57 pour cent de toutes les habilitations en 2022), les mathématiques et les sciences naturelles n’en représentent que 10 pour cent.


Le "Programme des professeures" existe déjà depuis 2008

Même si quelques femmes ont été récemment nommées professeurs dans les sciences de la restauration – Tilly Laaser à Cologne, Nadja Wallaszkovits et Andrea Funck à Stuttgart ou Julia Schultz à Hildesheim, pour n’en citer que quelques-unes – la parité entre les sexes est loin d’être atteinte. Le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche l’a reconnu et a lancé dès 2008 le “Programme pour les femmes professeurs”, qui entrera dans sa quatrième phase en 2023. Ce programme doit permettre de promouvoir les femmes scientifiques à des postes de haut niveau au cours des huit prochaines années. Selon une statistique du ministère, la promotion a porté ses fruits : le nombre de nominations de femmes a augmenté au cours des dernières années. Malgré cela, les hommes sont toujours plus nombreux que les femmes à être nommés à des postes de professeurs très convoités, bien que la parité soit presque respectée au niveau des promotions.


"Pipeline perméable"

Ce n’est qu’au moment de l’habilitation que les proportions de femmes et d’hommes divergent. Selon le ministère fédéral, ce phénomène est appelé “leaky pipeline”. De toute évidence, l’encouragement doit commencer bien avant l’habilitation afin de compenser les inégalités structurelles entre hommes et femmes dans la science et l’enseignement supérieur.

Vous pouvez consulter les chiffres de l’Office fédéral ici.

Vous trouverez le lien vers le programme des professeures ici.

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