14.09.2025

Événement

No Love – ou comment la Fifa pousse le football vers la sortie

Au lieu des projections publiques, des jeux de pronostics et de l’excitation joyeuse, la critique de la Coupe du monde de football au Qatar est omniprésente. A juste titre, c’est pourquoi nous avons décidé de le faire : Vous ne trouverez pas ici les stades de la Coupe du monde 2022.

D’où vient le vent du désert

La Coupe du monde de football au Qatar fait face à de fortes critiques. D’une part, l’accusation de versements massifs de pots-de-vin dans le cadre de l’attribution de la Coupe du monde au Qatar est dans l’air. D’autre part, il est reproché à l’Etat du Golfe d’avoir causé la mort de plus de 6.500 personnes pendant la construction des nouveaux stades (comme l’aurait révélé le Guardian). En outre, les ouvriers qui ont participé pendant plusieurs années à la construction des stades auraient souvent reçu un salaire bien trop faible, voire aucun salaire, pour leur travail et auraient été contraints de travailler toujours plus dans des conditions inhumaines. Il s’agit sans aucun doute d’esclavage moderne.

Le Qatar nie les accusations et se défend de toutes ses forces contre ces mêmes accusations. Dernièrement, l’ambassadeur allemand a même été convoqué par le pays organisateur de la Coupe du monde 2022 pour répondre aux critiques de la ministre fédérale de l’Intérieur (SPD). On remarque rapidement que le Qatar ne prend pas les droits de l’homme très au sérieux. Entre-temps, les rapports se multiplient et les scandales se succèdent.

La Fifa s’accroche au pays hôte, le Qatar. Le président de la Fifa, Gianni Infantino, vivant lui aussi au Qatar, on peut deviner d’où vient le vent du désert. La Fifa se réfère régulièrement aux tentatives de réforme du Qatar. Le Qatar a par exemple introduit un salaire minimum de l’équivalent de 230 euros par mois pour les travailleurs étrangers et doit également s’efforcer d’améliorer les normes de sécurité. Mais tout cela ne suffit pas aux critiques. La Fifa parvient finalement à nuire durablement au football. De nombreux fans se sont détournés et l’intérêt pour la Coupe du monde ne pourrait pas être plus faible. Il ne faut toutefois pas oublier qu’en 2018, la Coupe du monde a également eu lieu en Russie et que Pékin a pu organiser les Jeux olympiques d’été en 2022 sans que de telles critiques ne soient émises. On peut probablement dire que lorsqu’il y a autant d’argent en jeu, il y a toujours un grand risque.

Adieu l’arc-en-ciel ?

Le Qatar n’a rien à voir avec l’égalité des femmes ni avec la communauté LGTBQ+. La discussion One Love montre à quel point la Fifa se laisse influencer par le Qatar et à quel point les protestations des fans peuvent être fortes. Les fameux bandeaux arc-en-ciel ne pourront finalement pas être portés par les capitaines des équipes de football. Sur ordre de la Fifa. Ainsi, un sujet politique s’est rapidement transformé en sujet sportif. Dommage !

Par le passé, nous nous sommes déjà penchés à plusieurs reprises sur le football. Plus précisément avec les grandes architectures : nous avons par exemple examiné de près les stades de l’Euro 2021 et nous nous sommes enthousiasmés sur les médias sociaux lorsque le coup d’envoi a été donné. Bien entendu, nous nous sommes toujours concentrés sur l’architecture et moins sur les aspects politiques et parfois corrompus qui l’entourent. Dans le cas de la Coupe du monde de football au Qatar, nous avons toutefois décidé d’un commun accord et sans grande discussion de ne pas regarder les stades ou autres. Nous nous tenons cette fois-ci à l’écart et espérons un avenir meilleur, plus coloré et plus ouvert pour le sport !

Comme nous accordons une grande importance non seulement à l’égalité, mais aussi bien sûr à la diversité, nous avons déjà publié par le passé des cahiers et des histoires passionnantes dans ces contextes précis. Dans son numéro de juin 2021, G+L s’est par exemple penché sur l’urbanisme queer et en a tiré des enseignements passionnants. Le Baumeister se concentre pour cela chaque année sur les jeunes architectes* et avec NXT A, notre réseau pour les jeunes créateurs d’architecture, nous proposons la pleine charge de contraste qatari pour tous ceux qui, comme nous, ne sont pas d’humeur à assister à la Coupe du monde.

Comment voulons-nous vivre à l’avenir ?

Certainement pas dans un modèle commercial comme celui du Qatar. Nous voulons vivre dans la liberté et l’autodétermination. Durable, résiliente face au climat et surtout sociale et ouverte sur le monde. L’architecture et l’urbanisme représentent à nos yeux cette liberté et la sécurité d’être exactement la personne que l’on est. Que l’on soit habillé ou non aux couleurs de l’arc-en-ciel ne joue aucun rôle.

C’est pourquoi nous voulons saisir cette chance et nous sommes heureux d’attirer votre attention sur nos offres. Jetez un coup d’œil ! Vous pouvez par exemple tester NXT A gratuitement et sans engagement pendant 30 jours. Si vous n’êtes pas encore abonné à nos magazines imprimés, nous serions ravis de pouvoir vous en proposer un. Ici aussi, nous offrons de généreuses possibilités d’essai.

Nous vous attendons avec impatience et nous nous réjouissons bien sûr aussi si vous nous suivez sur nos canaux sociaux ou si vous visitez en ligne nos sites web tout neufs et mis à jour quotidiennement pour vous.

Bien cordialement,
Votre Tobias Hager
Chief Content Officer (GEORG Media)

Scroll to Top