13.10.2025

Projet

Nager avec le courant

L’interaction entre la ville et l’infrastructure de gestion des eaux pluviales nécessite un changement de paradigme : ce n’est que sur la base d’une planification directrice de l’eau bien pensée que le régime des eaux proche de la nature et la prévention des inondations peuvent se rejoindre à long terme dans la planification urbaine. Dans le projet “Stratégies d’aménagement de l’espace libre” du projet INIS (systèmes d’infrastructure intelligents et multifonctionnels pour un approvisionnement en eau et un traitement des eaux usées viables) SaMuWa, un guide d’action a été développé et testé à titre de modèle à Bochum et Gelsenkirchen.

Site modèle de Gelsenkirchen – imbrication de la gestion des eaux pluviales et du développement urbain

Dans le cadre d’un projet pilote à Gelsenkirchen, un concept de mesures intégrées de gestion des eaux pluviales a été développé sur la base d’une analyse des déficits du régime des eaux urbaines par bassin versant à l’aide de l’outil WABILA. Ce modèle de bilan hydrique développé dans le cadre du projet SAMUWA permet d’établir un bilan simplifié du régime hydrique urbain.

Sur la base d’une analyse complète de l’espace d’observation choisi(étape 1), les valeurs annuelles moyennes du ruissellement de surface, de la recharge des nappes phréatiques et de l’évaporation de l’état construit sont comparées à celles de l’état non construit à l’aide de WABILA, et les déficits du bilan hydrique sont identifiés et représentés comme base pour la planification des mesures(étape 2). Le résultat montre clairement que le déficit de l’évaporation est, dans de nombreuses zones, nettement plus important que le déficit pour la recharge des nappes phréatiques. La carte des résultats de l’analyse des déficits du régime hydrologique urbain montre dans quelles zones il existe les écarts les plus importants par rapport au régime hydrologique de l’état non construit et où il est donc le plus nécessaire d’agir.

Sur la base de ces conclusions et en tenant compte des modèles existants et des scénarios de développement spatial, un modèle d’urbanisme lié à l’eau est élaboré(étape 3), qui formule des objectifs de développement pour différents sous-bassins versants dans le but d’optimiser le bilan hydrique des différents espaces urbains. Le système d’eau doit devenir visible et perceptible et, en liaison avec un système d’espaces libres accompagnant l’eau, relier les différents quartiers et espaces urbains entre eux et créer de nouvelles qualités spatiales qui améliorent la qualité de vie et la résilience de la ville face aux influences climatiques.

Les zones identifiées par l’analyse des déficits et nécessitant une action accrue sont examinées en vue d’éventuelles synergies avec d’autres planifications spécialisées et, sur cette base, des zones de transformation et d’attention sont définies(étape 4). Pour ces zones ciblées sélectionnées, différentes combinaisons de mesures sont développées et visualisées sur la base d’un ensemble de mesures visant à optimiser le bilan hydrique respectif(étape 5), par exemple la transformation d’une zone industrielle par des toits verts, des espaces verts optimisés en termes d’évaporation et des rues.

Les concepts qui en résultent sont ensuite testés à l’aide du modèle de bilan hydrique WABILA pour déterminer leur impact en termes de bilan hydrique, ce qui permet une optimisation itérative de la planification des mesures en vue de se rapprocher du bilan hydrique naturel. Le procédé développé montre, comme l’exige l’actuel DWA-A 102 (2016), que le bilan hydrique local et naturel, avec son rapport à chaque fois spécifique au niveau local entre les composantes principales que sont le ruissellement, l’infiltration et l’évaporation, peut constituer le point de départ pour la mise en œuvre de concepts de mesures intégrés.

Pour en savoir plus sur ce sujet, consultez Garten+Landschaft 11/2016 – Planifier avec l’eau de pluie.

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