"On ne peut pas comparer les salons professionnels aux fêtes populaires".
Qu’il s’agisse du Light+Building, du Salone del Mobile ou du Fensterbau Frontale, les annulations de salons se sont multipliées ces dernières semaines en raison de la pandémie de Corona. Et il n’est toujours pas certain que d’autres événements majeurs prévus plus tard dans l’année, comme Art Basel, puissent avoir lieu. Le chef de projet de BAU 2021, Mirko Arend, n’est évidemment pas indifférent à cette situation. Nous avons discuté avec lui de l’état actuel de la planification du salon phare mondial et l’avons interrogé sur les annulations déjà effectuées par les grands exposants Schüco et Xella.
Mirko Arend, dans le dernier communiqué de presse de Messe München, on peut lire que, sur la base des chiffres de réservation actuels, vous estimez que BAU 2021 aura autant de succès que son prédécesseur et qu’après le Corona-Shutdown, les attentes du secteur seront, à juste titre, plus grandes que jamais. Qu’entendez-vous par là concrètement ?
La BAU a toujours donné une impulsion positive au secteur. C’est d’autant plus nécessaire dans la perspective de l’exercice 2021, c’est-à-dire pour la période post-Corona. Pour cette période, la BAU de janvier est le bon générateur d’ambiance et de courage, mais aussi un moteur pour les affaires futures.
Dans le même communiqué de presse, la BAU a indiqué que les trois quarts de la surface d’exposition nette étaient déjà réservés. Bonne situation de réservation ou pas, les premiers grands exposants comme Schüco et Xella ont déjà annulé la BAU 2021. Cela vous a-t-il surpris ? Quels sont les retours que vous recevez de la part du secteur ?
De nombreux exposants sont tiraillés. Ils sont certainement préoccupés par la situation actuelle, mais ils placent en même temps de grands espoirs dans la BAU, qui peut quasiment servir de phare après l’annulation d’autres salons de la branche. Bien sûr, les annulations de Schüco et Xella font très mal, mais les chiffres de réservation me rendent toujours optimiste. La confiance du secteur dans le salon BAU est fondamentalement là.
Actuellement, on ne peut que spéculer sur l’évolution de la pandémie et donc aussi sur le fait de savoir si la BAU aura vraiment lieu en 2021. Vous êtes-vous fixé une date butoir à Messe München pour décider de l’orientation ?
Actuellement, l’orientation de la BAU n’est pas remise en question. Il n’y a pas non plus actuellement de ligne de conduite ou de date limite, d’autant plus que des signaux émanent du monde politique selon lesquels on ne peut pas comparer les salons professionnels à d’autres grandes manifestations comme les fêtes populaires. Les salons professionnels dans le domaine B2B se distinguent nettement d’un concert de rock ou de la fête de la bière en ce qui concerne les possibilités de mettre un événement sur la voie de la sécurité contre les infections.
Pour pouvoir organiser des salons en toute sécurité, nous réfléchissons à des planifications adaptées et à la gestion des visiteurs à l’intérieur des halls. L’objectif est de pouvoir garantir les distances nécessaires et d’augmenter ainsi au maximum la sécurité. La mise à disposition de masques ou l’obligation de porter un masque, le fait d’éviter les paiements en espèces sur le parc des expositions en utilisant des terminaux de cartes ou d’autres mesures visant à garantir les normes d’hygiène sont également des mesures que nous aborderions.
“Nous prévoyons de renforcer l’accompagnement numérique de la BAU 2021”.
La pandémie a mis beaucoup d’entre nous dans l’obligation de se numériser. La branche numérique de la BAU, la DigitalBAU à Cologne, pouvait encore avoir lieu début 2020. Le salon se penche sur l’avenir de la construction numérique. Quelles opportunités voyez-vous dans la situation actuelle pour le secteur de la construction ?
La numérisation s’intensifie dans tous les secteurs économiques, y compris dans celui de la construction. Les visites virtuelles de chantiers seront tout à fait normales dans un avenir proche. L’architecture va également connaître des changements considérables. Les planificateurs réfléchiront encore plus aux espaces publics et à leur aménagement. Mais Corona aura également tendance à mettre davantage l’accent sur la construction durable et respectueuse de l’environnement, notamment parce que les mesures d’encouragement y seront certainement davantage liées.
D’ailleurs, la numérisation est également très importante pour la BAU 2021. Nous prévoyons de renforcer l’accompagnement numérique de la BAU 2021, par exemple avec des flux en direct ou des outils permettant aux exposants d’atteindre virtuellement et de manière ciblée les clients et les contacts du secteur national et international de la construction pendant la BAU. Laissez-vous surprendre …
