17.01.2026

Opportunités

Les expositions horticoles, une chance à saisir

VIC Ponts et ouvrages d'art

Le jardin est considéré comme une oasis de bien-être, un havre de paix, un deuxième salon, mais aussi comme un lieu de culture écologique, un terrain de jeu pour les enfants, un symbole de statut social – l’expression de la créativité et de la réalisation de soi. Quelle que soit l’utilisation que les gens font de leur espace vert privé et l’importance qu’ils lui accordent individuellement, le jardin a une grande valeur sociale. Ainsi, selon l’ARD, un ménage privé sur deux possède son propre jardin et deux tiers des Allemands de 14 ans et plus travaillent (au moins de temps en temps) dans leur jardin. Dans l’étude Shell sur la jeunesse 2015, 63 % des jeunes estiment qu’une famille est nécessaire à leur bonheur – et les familles sont particulièrement sensibles à la valeur récréative des jardins. Ainsi, au cours des cinq dernières années, 45 % des nouveaux contrats de location de jardins familiaux ont été signés par des jeunes familles avec enfants (source : ARD).

La tendance des jardins est également fructueuse pour l’économie. Dans le secteur de l’horticulture et de l’aménagement paysager, les entreprises enregistrent un chiffre d’affaires global en hausse quasi constante, qui a atteint un nouveau sommet en 2014 avec 6,84 milliards d’euros. Les expositions horticoles régionales, nationales ou internationales sont des pôles d’attraction pour les visiteurs qui valorisent la région organisatrice sur le plan de l’urbanisme, du tourisme et de l’économie. Rien que pour l’exposition horticole fédérale (BUGA) de 2015, environ 1,05 million de visiteurs se sont rendus dans la région de la Havel. Et comment le secteur de la taille de pierre réagit-il à cette tendance ? Selon la dernière enquête conjoncturelle réalisée par l’Institut économique pour les PME et l’artisanat de l’université de Göttingen pour la Fédération allemande des tailleurs de pierre (BIV), l’aménagement des jardins se trouve en 2015, avec 2,6 % du chiffre d’affaires total (des 197 entreprises interrogées), en quatrième position derrière les monuments funéraires, la construction et la restauration. Certes, le jardin occupe désormais une place plus importante dans le champ d’activité de la taille de pierre (2006 : 1,5 pour cent), mais il ne bénéficie pas encore d’une large attention (tombeau en 2015 : 64,9 pour cent). Qu’en est-il de la participation aux expositions horticoles ?

Lors des expositions horticoles, les tailleurs de pierre créent aujourd’hui surtout des concepts de cimetière contemporains. Lors de la BUGA 2015, 70 modèles de tombes – urnes, tombes simples et tombes doubles – étaient exposés. Les tombes ont inspiré ce à quoi peut ressembler un lieu de commémoration individuel. “Lors des expositions horticoles fédérales, les tailleurs de pierre peuvent sensibiliser au thème de la tombe avant même qu’un deuil aigu ne survienne”, explique Sybille Trawinski, directrice du BIV. Présenter son propre produit, faire de la publicité, montrer son savoir-faire artisanal sont autant de possibilités fructueuses qu’offre la participation à une exposition horticole.

Les tailleurs de pierre peuvent ainsi profiter de la tendance des jardins pour sensibiliser au thème du cimetière. Car aujourd’hui, le cimetière doit aussi être un lieu de détente dans la verdure, et pas seulement un lieu de commémoration. Mais si l’on pousse la réflexion plus loin, on peut se demander pourquoi le jardin attire l’attention sur le cimetière, mais pas explicitement sur le jardin lui-même ? La pierre naturelle dans le jardin devrait justement être un thème. À partir du 22 avril 2016, on pourra voir des “pierres de vie” à l’exposition horticole de Bayreuth. Des sculptures qui reflètent la joie de vivre et qui doivent donner un espace créatif aux créateurs. Un bon exemple d’implication des tailleurs de pierre en dehors du domaine de la “conception de monuments funéraires”.

En savoir plus sur les opportunités pour les tailleurs de pierre de participer à une exposition de jardins à STEIN en mars 2016.

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