28.08.2025

Projet

Les anciens murs dans le paysage urbain


Le mur dans le paysage urbain

Les murs sont des lignes de séparation. Ils séparent les territoires et les divisent spatialement et symboliquement. Mais que se passe-t-il dans les endroits où les murs ont été abattus et les fils barbelés retirés ? Le pavillon allemand de la 16e Biennale d’architecture de Venise doit apporter des réponses à ces questions.

Sous le titre “Unbuilding Walls”, une exposition présente 28 exemples qui montrent comment la société allemande a géré les espaces vides sur l’ancienne bande du mur après la fin de la RDA ; et si l’ancien mur a encore un impact sur le paysage urbain. De nouvelles constructions ou des reconstructions complètes ont parfois vu le jour. Mais parfois, le mur n’a laissé qu’un vide qui subsiste encore aujourd’hui.

L’exposition est organisée par Marianne Birthler, ancienne commissaire fédérale pour les archives de la Stasi, et le bureau d’architectes berlinois GRAFT.

Les commissaires du pavillon allemand à la 16e Biennale d'architecture de Venise 2018 : Marianne Birthler et GRAFT Architekten, (photo : Pablo Castagnola)
Aujourd'hui, le Werrabrücke est considéré comme le "pont de l'unité". (Photo : Jürgen Ritter)
La tour Axel Springer se trouvait à l'époque directement sur le mur. (Photo : Axel Springer SE)
"Checkpoint Charlie", de la série "Dans les rues de Berlin". (Photo : Friedhelm Denkeler)

28 exemples

Pourquoi les commissaires ont-ils choisi 28 exemples exactement ? L’Allemagne est désormais unie depuis 28 ans, soit exactement la durée du mur de Berlin (1961-1989). Parmi les exemples exposés figurent le futur campus médiatique de la maison d’édition Axel Springer sur l’ancienne bande de la mort à Berlin, l’ancien poste de contrôle frontalier et attraction touristique Checkpoint Charlie sur la Friedrichstrasse et la piste cyclable européenne le long de l’ancien tracé du rideau de fer. Le thème de la biennale de cette année était “Free Space”, c’est pourquoi la contribution allemande “Unbuilding Walls” met l’accent sur des phénomènes urbains et architecturaux exceptionnels.

La coïncidence des 28 années sert par conséquent d’occasion pour examiner les effets de la séparation et le processus de guérison en tant que phénomène spatial dynamique. L’exposition rendra visible et tangible la vie avec des murs. Outre l’expérience allemande du mur, il sera donc également question des barrières, clôtures et murs actuels, au-delà de la perspective nationale.

La 16e Biennale d’architecture de Venise débutera le 26 mai et se terminera le 25 novembre 2018.

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