24.09.2025

Society

La géo-ingénierie solaire pour le climat ?

Le soleil à notre portée ? Source : Unsplash

Le soleil à notre portée ? Source : Unsplash

Tout le monde connaît désormais les conséquences du changement climatique. Mais que se passerait-il si le réchauffement de la planète pouvait être évité en occultant le soleil ? Les États-Unis ont publié un rapport à ce sujet. Cela serait possible grâce à la géo-ingénierie solaire. Mais le sujet est controversé. Pour en savoir plus, cliquez ici.


Géo-ingénierie solaire pour l'objectif de 1,5 degré

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat définit la géo-ingénierie comme “un vaste ensemble de méthodes et de technologies visant à modifier intentionnellement le système climatique afin d’atténuer les effets du changement climatique”. La géo-ingénierie solaire (en anglais : Solar Radiation Management, SRM) en est une sous-forme. Elle vise à réduire l’augmentation des températures en agissant sur le rayonnement solaire.

Méthodes SRM de réflexion de la lumière solaire :

  • Éclaircir les surfaces
  • Eclaircir les nuages marins de basse altitude grâce à des aérosols de sel marin
  • Introduire des particules d’aérosol dans la stratosphère
  • Inoculer des aérosols dans les cirrus pour qu’ils absorbent plus de rayonnement infrarouge qu’ils ne réfléchissent la lumière solaire.
  • Méthodes basées sur l’espace, comme l’écran solaire spatial et la poussière lunaire pour réduire le rayonnement solaire.
Créer une barrière entre la Terre et le Soleil. Source : Unsplash
Créer une barrière entre la Terre et le Soleil. Source : Unsplash

La géo-ingénierie solaire est à peine étudiée

La géo-ingénierie solaire suscite l’intérêt des politiques de nombreuses nations. L’UE examine également des mesures visant à détourner les rayons solaires. Le premier projet indiquait à ce sujet : “Ces technologies présentent de nouveaux risques pour les personnes et les écosystèmes, mais pourraient également accroître les inégalités de pouvoir entre les nations, déclencher des conflits et soulever de nombreuses questions éthiques, juridiques, politiques et de gouvernance”.

Il y a quelques mois, les États-Unis ont publié un rapport sur l’obscurcissement potentiel du soleil. Ici, 60 scientifiques*, réunis autour du climatologue renommé James E. Hansen Alarm, ont demandé à ce que le MRS soit étudié de plus près. Les chercheurs veulent étudier les effets de la géo-ingénierie avant que celle-ci ne soit utilisée dans la pratique pour lutter contre le changement climatique. Ce faisant, ils se positionnent comme suit : “Bien que nous soutenions pleinement la recherche, cela ne signifie pas que nous soutenons l’utilisation de la géo-ingénierie solaire”. La Maison Blanche a souligné, à propos du rapport, qu’il n’y avait pas de projet de programme de recherche global se concentrant sur la modification du rayonnement solaire.

Notre planète a besoin d'aide. Mais laquelle ? Source : Unsplash
Notre planète a besoin d'aide. Mais laquelle ? Source : Unsplash

La géo-ingénierie solaire est imprévisible

La lettre montre qu’il existe des lacunes considérables dans les connaissances sur les MRS. Cela s’explique par le manque d’homogénéité de la recherche jusqu’à présent. Elle indique en outre des domaines de recherche qui pourraient servir à mieux comprendre les avantages et les risques des MRS. Car les MRS ont des conséquences climatiques, mais aussi sociales et écologiques. Il faut comprendre : Le MRS n’a pas seulement un impact local ou régional, il peut changer le monde entier.

La géo-ingénierie semble donc séduisante, mais son efficacité réelle reste incertaine. Pour cela, il faudrait tester les méthodes à l’aide d’expériences pratiques. Mais c’est justement risqué. Le climat mondial est un système complexe d’interactions et d’interdépendances. Et l’homme ne connaît pas encore suffisamment ces interactions. Cela signifie que lorsque nous mettons quelque chose en place, nous ne pouvons que partiellement en deviner les conséquences. La température, les précipitations et le rayonnement solaire sont par exemple responsables du type d’espèces animales et végétales qui existent dans une région donnée. Le SRM pourrait tout à coup modifier les modèles de précipitations, comme les pluies de mousson. Imaginez les conséquences sur l’agriculture et les moyens de subsistance de nombreuses personnes.


La géo-ingénierie solaire n'est pas la panacée

De nombreux critiques* soulignent l’ironie du fait que le travail de recherche sur les MRS devrait plutôt être consacré à celui sur le changement climatique. Ou bien les MRS sont-ils une sorte de diversion de science-fiction ? Car le principal déclencheur du réchauffement climatique reste l’émission de CO₂. Les partisans du MRS* voient au contraire la nécessité d’une expérience au niveau du système terrestre. Mais il s’agirait d’une expérience impliquant huit milliards de personnes.

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