13.11.2025

La fondation Denkmal-Stiftung récolte des fonds pour le Campo Santo en Thuringe

À Buttstädt, le Campo Santo témoigne de l’art de l’architecture sacrée selon le modèle italien du XVIe siècle. Mais le temps a eu raison de l’édifice.

Le Campo Santo de Buttstädt compte parmi les rares cimetières de la Renaissance conservés dans la région. Photo : Roland Rossner/Deutsche Stiftung Denkmalschutz (Fondation allemande pour la protection des monuments)
Contrairement à d'autres campisanti d'Allemagne centrale, l'installation de Buttstadt n'a jamais été complètement entourée d'arcades. Photo : Roland Rossner/Deutsche Stiftung Denkmalschutz (Fondation allemande pour la protection des monuments)
Seule une fraction des tombes du cimetière a été conservée. La fondation allemande de protection des monuments se consacre désormais particulièrement aux plaques funéraires des portiques. Photo : Roland Rossner/Deutsche Stiftung Denkmalschutz (Fondation allemande pour la protection des monuments)

Le Campo Santo tombe en ruine

En Allemagne centrale, il y a environ 400 ans, les cimetières inspirés du modèle italien se répandent grâce au mouvement de la Réforme. Mais seuls quelques-uns sont conservés. L’un d’entre eux : le Campo Santo à Buttstädt, en Thuringe. Il témoigne de l’essor de la ville à l’époque. En effet, les citoyens, devenus prospères grâce à la situation de la ville sur une route commerciale importante, démontrent leur conscience artistique également par leurs dernières demeures. L’association de promotion du cimetière attribue la planification du Campo Santo au tailleur de pierre et architecte Christoph German.

Le cimetière, construit en 1591 sur le modèle des Campo Santi italiens, possède deux longues colonnades au nord et à l’est. Sous les arcades se trouvent des caveaux avec des voûtes en briques. Les colonnes, en partie cannelées, reposent sur de hauts piédestaux et soutiennent les pannes de la toiture sur des chapiteaux toscans.

Des tombes impressionnantes se disputent l’attention dans l’arcade ouverte vers l’intérieur et sur l’aire extérieure, entre autres des colonnes mortuaires, des obélisques et des stèles classiques. Ils documentent l’histoire de la ville, mais se dégradent à vue d’œil. Le cimetière est fermé depuis 1862 – la place manquait. L’argent pour des travaux d’assainissement fondamentaux faisait défaut. 40 tombes se trouvent aujourd’hui sous les arcades, 101 pierres sur l’espace libre. Elles représentent la culture funéraire de la Renaissance, du baroque, du rococo et du classicisme.

Depuis la réunification, la fondation allemande de protection des monuments a déjà soutenu trois projets de restauration au Campo Santo. En 2018, elle met l’accent sur la restauration des dalles funéraires en lançant un appel aux dons. Un contrat de subvention de 8.000 euros assure la restauration des plaques funéraires du diacre Christian Friedemann Martini, de Karl Gottlieb et de Gottlob Kauffmann. Les personnes souhaitant faire un don peuvent contribuer à la préservation du cimetière sur le site Internet de la fondation ou faire un don directement à l’association de soutien.

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