02.09.2025

Portrait

LA CONSERVATION DES JARDINS HISTORIQUES EST UNE NÉCESSITÉ !

Docteur, professeur, doyen, président de la DGGL, auteur, guide d’excursions, architecte paysagiste et conservateur de jardins historiques – Michael Goecke est tout cela à la fois. Il est en outre un lecteur régulier de Garten+Landschaft. C’est pourquoi nous publions ici la lettre de lecteur qu’il nous a adressée.

Récemment, Garten+Landschaft a publié un article sur le concept de développement du cimetière d’Ohlsdorf à Hambourg – un cimetière à la croisée des chemins entre la conservation du patrimoine, l’écologie et les exigences actuelles en matière d’utilisation. Inauguré en 1877, ce cimetière principal, reflet de l’histoire culturelle et intellectuelle de Hambourg, constitue dans son ensemble un jardin monumental d’envergure européenne.

En complément du plan de développement, il semble également urgent d’élaborer un concept de restauration complet, y compris la mise en œuvre correspondante, pour un grand nombre de monuments funéraires et de petites architectures d’importance historique et marquant le cimetière.

Un problème qui prendra de plus en plus d’importance dans les années à venir est le traitement professionnel des dommages causés par les intempéries aux monuments funéraires dignes d’être conservés, aux objets en pierre de l'”œuvre d’art globale” qu’est le cimetière d’Ohlsdorf, et aux éléments “marquants” tels que les fontaines, les escaliers, les portails, les sculptures, les mausolées, les chapelles ou les châteaux d’eau. Les dommages sont dus à des facteurs d’attaque physiques, chimiques et biologiques qui s’entremêlent. L’humidité, le gel et la chaleur au fil des saisons, les immissions dues au chauffage domestique, à l’industrie et aux moteurs à combustion, ainsi que les colonies de bactéries associées aux gaz d’échappement qui les favorisent, accélèrent le processus de vieillissement et exigent une restauration complète et professionnelle. Il faudra opter pour une combinaison de méthodes différenciées, car une conservation par la simple réalisation d’un entretien n’est plus assurée.

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