26.12.2025

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Faire du monde une meilleure plateforme

L’une des grandes tendances en ligne est ce que l’on appelle le “crowdfunding”. Cela a du bon : on met son idée en ligne, les masses sages l’aiment – et la financent aussi. La plate-forme en ligne CrowdyHouse applique désormais ce principe au design. Et nous sommes tous d’accord pour dire que le design est une “bonne chose”, n’est-ce pas ? Mais comment fonctionne ce “principe des coûts partagés” ? Eh bien, le designer présente son projet de lampe ou sa vision du bureau sur CrowdyHouse. Le client clique, s’il le souhaite, sur le bouton “found and order” – et la production est déjà commandée. En principe, oui. Car en fin de compte, la production n’a lieu que si suffisamment de membres de la foule sont prêts à trouver.

Le designer lance ainsi rapidement et facilement une idée dans le monde. Mais les clients en profitent également lorsque le tout fonctionne. En effet, CrowdyHouse leur offre tout simplement du design pour peu (ou pas) d’argent. Le slogan utilisé pour promouvoir le tout est “a fair profit for the designer and the best price for you”.

Ce prix avantageux est dû au fait qu’il n’y a pas d’intermédiaires. En d’autres termes, c’est le designer qui décide de ce qu’il propose et de la quantité qu’il produit. Comme la demande du client s’adresse au designer lui-même. Et celui-ci calcule à l’avance le nombre minimal de ses œuvres qu’il doit vendre pour maintenir les coûts de production à un niveau bas.

Aha ! Le designer est donc “indépendant”. Le design appartient, de fait, au designer. Pas à une marque ou à une boutique. Jusque-là, tout est clair. Et les inconvénients ? Ils surviennent pour l’utilisateur lorsqu’il n’y a pas assez d’autres clics sur l’objet de son choix. Car dans ce cas, l’objet choisi ne sera peut-être même pas produit. Un choix démocratique, en somme.

Le concept de commande présente néanmoins de nombreux avantages : Il n’y a pas de surproduction, donc pas “d’objets design jetables”. De plus, le client n’est pas suspendu dans le vide quant à la fabrication ou non de son produit. En effet, sur le site web, il peut voir combien de fois le produit a déjà été “trouvé” et “commandé”. Et combien de jours sont encore comptés avant que le marteau ne tombe. Une fois le temps écoulé, il y a encore d’autres plates-formes.

Outre le “concept équitable”, j’aime la structure du site. CrowdyHouse travaille en effet en fonction du client : L’utilisateur se connecte, rapidement, par e-mail, Facebook ou Twitter, et clique à travers les offres de design. Il choisit l’objet souhaité en cliquant sur le bouton. Des images montrent le design et une description explique le produit en mots – le tout de manière claire. La proximité entre les designers et les clients – d’ailleurs souvent des architectes, des architectes d’intérieur, des collectionneurs et des amateurs de design, selon les indications de l’entreprise – est encore soulignée par une déclaration du designer concerné expliquant pourquoi précisément le crowdfunding. Selon le principe : la participation des clients est synonyme de fidélisation.

Et l’inconvénient des achats en ligne, à savoir que l’on ne peut voir l’objet qu’à travers des photos, disparaît presque. En effet, sur la page de chaque produit, on trouve, du moins la plupart du temps, une adresse où l’objet peut être observé en direct. Il s’agit alors par exemple d’un prototype. L’idée de CrowdyHouse provient d’ailleurs d’un débat lors de la Design Week 2013 à Milan – le journaliste londonien Max Fraser a déclaré : “Un designer qui vend 100 pièces via un label peut faire le même bénéfice avec deux pièces vendues qu’il a lui-même produites”.

En coopération avec lightlive

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