16.09.2025

Événement

Espace public : Symposium “RAUMaufZEIT” (en allemand)

Au cours des dix dernières années, on a constaté une conjoncture de l’éphémère dans la pratique, la recherche et l’enseignement. Les utilisations temporaires dans l’espace urbain, le développement urbain éphémère, l’imprévu apparent, l’expérimental, les formes de l’informel et du provisoire, l’urbanisme performatif, la selfmade city, l’urban gardening, la microplanification, le hands-on- et handmade urbanism ne sont que quelques-uns des mots-clés qui décrivent cette tendance. On entend donc parfois des signes de lassitude, accompagnés de la question de savoir si le sujet n’a pas été lentement épuisé, puisqu’il est devenu un canon général de connaissances et de planification. Le symposium RAUMaufZEIT, qui s’est tenu le 19 septembre à la Alanus Hochschule für Kunst und Gesellschaft à Alfter, a prouvé que ce n’était pas le cas. Ce colloque a été initié par Ulrich Berding, Florian Kluge et Willem-Jan Beeren, qui s’intéressent depuis longtemps aux espaces publics. L’intervention temporaire a été un principe de travail récurrent. Ils ont publié leurs projets et leur mode de pensée dans le livre “RAUMaufZEIT. Temporäre Interventionen im öffentlichen Raum” (Interventions temporaires dans l’espace public), volumes 1 et 2.

Plus d’informations sur le projet “kistenweise” : www.raumaufzeit.eu/kistenweise

Le symposium RAUMaufZEIT devait maintenant aller plus loin. Ensemble, ils souhaitaient réfléchir à leur travail au sein d’un cercle d’experts et le développer. À moyen et long terme, il est prévu de mettre en place un réseau d’experts en plusieurs étapes, qui échangeront leurs idées de manière interdisciplinaire, lanceront des projets et organiseront d’autres symposiums communs.

Des experts de diverses disciplines ont été invités : Architectes, urbanistes, architectes paysagistes, théoriciens de la culture, curateurs, spécialistes de l’éducation et de l’art étaient représentés, tout comme une série d’artistes (d’action), de cinéastes et d’activistes de l’art participatif. Le terme RAUMaufZEIT joue avec l’instant présent, non seulement en tant que description d’un court laps de temps, mais toujours dans son interdépendance avec les espaces. En ce sens, il est clairement défini, tout en laissant une marge de manœuvre suffisante pour des applications et des modèles d’explication différents. C’est précisément ce que reflète l’éventail des approches, tant théoriques et scientifiques que pratiques et artistiques. Pour concilier cet éventail hétérogène, les initiateurs ont choisi des moyens de communication éprouvés : tout d’abord, les experts participants se sont présentés par un bref exposé en mode Pecha Kucha (5 minutes, 10 diapositives au rythme de 30 secondes). Cette méthode s’est avérée très fructueuse pour illustrer la polyphonie du thème, de ses méthodes, pratiques, objectifs et langages spécialisés. L’après-midi, l’accent a été mis sur le travail en commun. Trois tables rondes en mode World Café, axées sur les “projets”, les “formats” et la “recherche”, ont permis d’identifier, de discuter et de développer des approches, des thèmes et des questions communs.

Plus d’informations sur le projet “Spacemaker” : www.raumaufzeit.eu/spacemaker

Le symposium a montré que le thème n’était pas passé de mode, mais qu’il nécessitait une étude plus approfondie : les tâches à venir sont la qualification, la différenciation et l’étude des interventions en tant qu’outil méthodologique dans la recherche et la planification (au-delà d’une festivalisation des espaces publics) ainsi qu’une pénétration théorique plus poussée. Le troisième volume de la série RAUMaufZEIT publiera les contributions des experts sous le titre “Reflections – Positions – Attitudes”. Un bon début pour stimuler d’autres processus. Pour plus d’informations : www.raumaufzeit.eu

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