14.01.2026

Musée

Encore plus de tout

De grandes attentes : la deuxième édition de Cultura Suisse, le “salon professionnel suisse des musées, des monuments historiques et des biens culturels”, invite à Berne du 22 au 24 janvier 2020.

Le premier Cultura Suisse, le “Salon professionnel des musées, de la conservation des monuments et des biens culturels” suisse, qui s’est tenu en janvier 2019, a été un succès. C’est pourquoi les organisateurs ont annoncé juste après la prochaine édition, qui aura lieu du 22 au 24 janvier 2020. A l’avenir, le nouveau salon suisse du patrimoine culturel aura donc lieu tous les deux ans. Dans les halles d’exposition de Berne, 130 exposants – pour la plupart suisses – présenteront leurs produits, leur savoir-faire et leurs services. Le directeur du salon, Peter Plan, attend 4000 visiteurs pendant les trois jours de la manifestation. La première édition avait attiré 2500 visiteurs. Plan est optimiste et pense que le succès du premier salon a convaincu le public professionnel et qu’il y aura désormais “beaucoup plus d’artisans ‘normaux’, d’architectes spécialisés et de conservateurs du patrimoine qui prendront le temps de venir au salon”. Il s’attend en outre à une nette augmentation du nombre de visiteurs issus des musées et des collections.

Cet espoir n’est pas sans fondement, puisque le congrès annuel de l’Association suisse de restauration/conservation SKR aura lieu le dernier jour du salon. Le 23 janvier, la “1ère Journée suisse du marketing muséal” sera également organisée pour la première fois, spécialement pour les petits musées qui n’ont pas ou peu de ressources humaines et financières pour le marketing des visiteurs. Cette journée est organisée par la Fondation Passeport Musées Suisses en collaboration avec la Foire et l’Association des musées suisses (AMS). L’objectif, selon les organisateurs, est de “montrer aux petits et moyens musées comment optimiser ce qui existe déjà et développer leur marketing à moindre coût”.

Des professionnels de la communication, des consultants et Jasminko Halilovic de Sarajevo ont été invités à cette occasion. Halilovic a reçu en 2018 le prix du Conseil de l’Europe pour son “War Childhood Museum” à Sarajevo. Pourtant, à l’origine, il voulait seulement publier un livre sur l’enfance pendant la guerre. Parallèlement aux offres des différents exposants, une exposition spéciale sur la formation dans la conservation des monuments historiques est prévue avec 15 spécialités artisanales. Au centre de la surface d’exposition spéciale prévue à cet effet, l’association “Fachwerkerleben” installera une maison à colombages et présentera son travail. En 2018, l’association a reçu la médaille d’or au salon “denkmal” de Leipzig pour ses recherches et ses activités visant à préserver la tradition de la construction à colombages.

Parmi les exposants de cette année, on compte également de nombreuses entreprises travaillant le métal, la pierre et le verre. Il était important pour lui de rassembler plus de corps de métier différents sur le salon que la première année, explique Peter Plan, directeur du salon. Comme d’habitude sur les salons, les développements actuels ne seront pas seulement discutés sur les stands des exposants, mais aussi sur plusieurs grands podiums. Une table ronde se penchera par exemple sur la “Déclaration de Davos” de 2018, qui vise à renforcer l’importance d’une culture architecturale de qualité en Europe. Car il y a un besoin urgent de “revaloriser l’environnement bâti en Europe”, selon le texte de la déclaration des ministres européens de la culture. Ils souhaitent ainsi réagir aux défis actuels tels que l’urbanisation croissante, le rétrécissement des espaces ruraux, la pénurie de ressources et la consommation de surfaces. Mais comme c’est souvent le cas avec les déclarations, les détails ne sont pas clarifiés. Le panel se demande donc “quelle est la part d’architecture, de protection des monuments et des paysages dans cette “culture du bâti””. Oliver Martin, responsable de la section Patrimoine culturel et monuments historiques de l’Office fédéral de la culture, Stefan Kunz, directeur de Patrimoine suisse, et Judith Rohrer, du service de conservation des jardins historiques de la ville de Zurich, discuteront de ce sujet.

Une autre table ronde se penchera sur des idées qui sont à l’opposé de la protection du patrimoine. En effet, en Suisse, certains politiciens veulent faciliter la démolition de monuments historiques parce qu’elle s’oppose à la densification. Mais selon l’ISOS, l'”Inventaire fédéral des sites construits d’importance nationale à protéger en Suisse”, cela n’est pas possible pour 1200 sites particulièrement beaux. Jusqu’à présent. C’est pourquoi Stanislas Rück, conservateur des monuments historiques du canton de Fribourg et président de la Conférence suisse des conservateurs des monuments historiques (CSMH), Stefan Cadosch, président de la Société suisse des ingénieurs et des architectes (SIA) et Hans Egloff, conseiller national du parti UDC, discutent de la question de savoir si “la densification et la protection des sites s’opposent”.

Il est tout aussi difficile de concilier les prescriptions et les souhaits d’efficacité énergétique pour les “oldtimers en pierre et en tôle”, comme l’indique le thème d’une troisième table ronde. Lors de cette table ronde, on discutera de la jungle des prescriptions, des coûts supplémentaires, des restrictions et des bonnes solutions pour les vieilles maisons et les vieilles voitures.

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