La maison jumelée de Studio Rauch Architekten à Moorenweis montre à quel point il est possible de construire de manière non conventionnelle dans un lotissement de Haute-Bavière : Le corps de bâtiment reprend certes le mode de construction traditionnel local, mais les contours clairs du volume saisissable indiquent une réinterprétation d’une maison à toit en bâtière classique connue jusqu’à présent.
L’enveloppe extérieure noire, constituée de planches verticales à rainures et languettes et d’une couverture en tuiles noires, crée une forme compacte et homogène. Extérieurement, il s’agit d’un monolithe modeste qui ne laisse pas transparaître les limites des parties habitantes, mais qui est conçu de manière impressionnante à l’intérieur : lorsqu’on pénètre dans l’une des maisons jumelées, on arrive dans un vaste espace qui est divisé en deux zones par un saut de hauteur avec deux marches d’escalier. La zone située au sud s’échelonne sur une surface zonée avec une ouverture sur le jardin, qui peut être jouée et utilisée individuellement par les habitants.
Parallèlement, le décalage valorise la zone de la cave, car des puits de lumière supplémentaires apportent un éclairage naturel dans les pièces. Ainsi, la cave peut être utilisée non seulement comme espace de rangement, mais aussi comme surface utile au quotidien.
En suivant l’escalier en bois massif qui se trouve le long du mur de séparation du bâtiment, on atteint le dernier étage. La forme du toit, habituellement plutôt controversée, trouve ici une utilisation adéquate. Le passage du genou est habilement résolu à l’aide d’une armoire encastrée. De plus, on découvre que la moitié du bâtiment en miroir est séparée de manière optimale par un mur de communication massif en béton apparent – visible dans les salles de bains respectives.
Les différentes pentes de toit créent des espaces complexes avec une hauteur de plafond supplémentaire. Des zones généreuses apparaissent, comme par exemple les niveaux décalés, des espaces d’air planifiés entre les étages qui créent des relations visuelles entre les surfaces.
Les photos : Florian Holzherr
