24.12.2025

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Des tombes d’hier ?

C’était en page une du “Süddeutsche Zeitung” début septembre : “Les tombes d’hier”. Un congrès à Francfort devait une fois de plus se pencher sur l’évolution des cimetières. La métropole sur le Main compte parmi les villes à la croissance la plus rapide d’Allemagne. Pourtant, ses cimetières ont de moins en moins besoin d’espace pour les tombes.

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Il y a longtemps que les quelque 5.000 morts annuels pourraient être enterrés dans le cimetière principal, les 30 autres cimetières de la ville n’étant plus nécessaires. Les raisons sont connues : l’augmentation des crémations – déjà 65 pour cent dans des villes comme Francfort -, la suppression de l’allocation de décès, la demande de méthodes d’enterrement alternatives.

Francfort est partout. Les tailleurs de pierre, dont l’activité traditionnelle est le monument funéraire, ressentent cette évolution depuis longtemps. Mais désormais, les communes sont elles aussi de plus en plus contraintes. Les taxes s’effondrent, les surfaces non utilisées doivent tout de même être entretenues, le cimetière devient une affaire déficitaire. Nous sommes à un tournant, déclare Rosemarie Heilig, adjointe à l’environnement de Francfort et initiatrice du symposium sur les cimetières qui a eu lieu le 13 septembre. Elle souhaite déclencher un débat public sur la manière dont le cimetière peut se présenter à l’avenir. Des experts interdisciplinaires doivent en discuter. Début septembre, des spécialistes ont également échangé leurs points de vue sur l’avenir des cimetières à Cologne : Architectes, urbanistes, gestionnaires de cimetières, sociologues et tailleurs de pierre. Aucune discipline ne pourra à elle seule résoudre le problème de la diminution de la surface des tombes dans les cimetières. Il s’agit de concevoir et d’aménager le cimetière comme un espace public qui, à l’avenir, pourra de plus en plus remplir d’autres fonctions que celle de lieu de repos final. Les signes funéraires qui répondent à l’évolution des besoins sont une contribution. Mais il est bien plus important qu’ils soient intégrés dans un concept spatial. Le cimetière comme espace de découverte, comme parc public où il est possible de se recueillir – une idée du sommet des cimetières de Cologne. Les tailleurs de pierre – en coopération avec les planificateurs et d’autres corps de métier – peuvent aujourd’hui y contribuer davantage qu’en déplaçant des signes funéraires bien conçus.

Lisez plus sur les nouveaux concepts pour le cimetière dans le numéro de novembre de STEIN.

Photo : Le cimetière de Riensberg à Brême ressemble à un parc. Bukk/wikipedia.org

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