01.09.2025

Événement

Découvrez Nuremberg : le 2e parcours architectural


Quand le neuf rencontre l'existant : le nouveau bâtiment de l'IHK et l'Augustinerhof

Pour Annette, la gagnante de l’Academy, le temps du stage à domicile chez super future collective est terminé. De retour au bureau, elle aime néanmoins passer son temps libre à se promener. C’est pourquoi Annette nous emmène pour une deuxième balade à travers Nuremberg, cette fois-ci à vélo. Elle y découvre des bâtiments existants.

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Certains jours, Corona est presque oubliée. La période de stage en home office est derrière moi, depuis quelques semaines nous travaillons à nouveau ensemble au bureau et dans les cafés et les espaces verts, de nombreuses personnes s’ébattent comme d’habitude après le travail – même si la plupart du temps elles gardent leurs distances et portent un masque.
Les promenades et les rencontres avec des amis en plein air font toujours partie du quotidien ces jours-ci. Après tout, une visite de musée avec un masque n’est pas aussi amusante.
C’est pourquoi je vous emmène encore une fois faire un tour à Nuremberg – aujourd’hui à vélo.

Nos objectifs architecturaux sont des lieux où les nouvelles constructions rencontrent l’existant. Je trouve toujours passionnant de lire de telles interfaces. Le nouveau bâtiment se distingue-t-il comme un solitaire ou interagit-il avec l’environnement ?

Le nouveau bâtiment de la Chambre de commerce et d'industrie dans la Waaggasse.
Le grès est associé à une construction moderne, à une façade réduite et à de grandes surfaces vitrées.

Nous partons du Hauptmarkt. Quelques mètres plus loin, dans la Waaggasse, la Chambre de commerce et d’industrie a emménagé dans son nouveau bâtiment au début de l’année (1). Le projet du bureau d’architectes berlinois Behles Jochimsen éveille des associations avec les Sebald Kontore : le matériau de construction, le grès, qui caractérise l’image de la vieille ville depuis des siècles, est à nouveau combiné avec une construction moderne, une façade réduite et de grandes surfaces vitrées.

Le nouvel Augustinerhof de Staab Architekten est en cours d'achèvement.

Déconstructivisme en acier et en verre : le Dokuzentrum Reichsparteitagsgelände

Quelques rues plus loin se trouve un autre nouveau bâtiment en cours d’achèvement : le nouvel Augustinerhof (2), conçu par Staab Architekten. Les deux bâtiments du musée et de l’hôtel apportent une touche architecturale moderne, ce qui, outre la conservation des bâtiments historiques, est également important pour le paysage urbain d’une grande ville moderne. De plus, le placement des bâtiments dans l’espace urbain crée un nouvel espace public directement au bord de la Pegnitz.

Près de la gare centrale, un solitaire moderne se détache du paysage urbain avec sa forme de toit singulière et éclatée (3). Le bâtiment des architectes Niederwöhrmeier + Kief de Nuremberg, achevé en 1998, ferme ici un coin de rue détruit par la guerre. L’architecture moderne et transparente est, malgré tous les contrastes, dérivée dans ses proportions et sa forme globale des données du lieu.

L'architecte Günter Domenig a transformé l'ancien site du Reichsparteitag en centre de documentation nazi.
Un noyau d'accès allongé en acier et en verre découpe l'ancien bâtiment nazi.

Extension moderne : extension de l'Académie des arts

Un autre exemple d’architecture déconstructiviste très en vue se trouve un peu en dehors de la vieille ville, à la Dutzendteich : le musée-mémorial “Dokuzentrum Reichsparteitagsgelände” (4). L’architecte Günter Domenig a décidé de découper le monstrueux bâtiment nazi par un noyau d’accès allongé en acier et en verre. L’architecture est ainsi utilisée comme un outil pour se distancer clairement du bâtiment existant, de son histoire et de son idéologie.

En 1954, l'Académie des beaux-arts a planifié Sep Ruf.
Les pavillons blancs donnent une sensation de légèreté grâce à leurs fins piliers en acier et à leurs ouvertures sans chute, tout en offrant une vue sur l'environnement.

Agrandir des bâtiments d’architectes célèbres est toujours un défi, surtout lorsqu’il ne s’agit pas de prendre ses distances ou de dévaloriser l’existant. Le dernier point de la visite est l’extension de l’Académie des beaux-arts (5).
Les ateliers d’origine ont été construits en 1954 par Sep Ruf au milieu d’un espace vert couvert de pins. Les pavillons blancs donnent une sensation de légèreté grâce à de fins piliers en acier et à des ouvertures sans linteau, tout en offrant une vue sur les environs.
Les nouveaux bâtiments ont été réalisés par le bureau Hascher Jehle à une distance bien mesurée du bâtiment historique. Ils reprennent le caractère de l’atelier ainsi que le lien avec la nature, tout en créant un contraste moderne grâce à l’aspect du béton apparent.

Nous sommes arrivés à la fin de la visite. Il ne reste plus qu’à s’allonger au bord de l’étang de la Douzaine ou à se promener dans la forêt toute proche et à méditer sur ce que l’on vient de voir.

Toutes les photos et tous les croquis : Annette Strack

La Baumeister Academy est un projet de stage du magazine d’architecture Baumeister et est soutenue par GRAPHISOFT et le salon BAU 2019.

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