08.09.2025

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Cultiver des bâtiments : Le bâtisseur en décembre 2022

Le deuxième numéro de notre série en trois parties “Continuer à construire” est arrivé : ce numéro est consacré au thème “Construire en annexe”. Les architectes sont unanimes : il est nécessaire et indispensable de se concentrer sur l’existant en matière de construction durable. C’est pourquoi nous présentons des bâtiments qui ont été préparés à l’avenir par une extension – et qui ont en même temps gagné en qualité architecturale. Pour en savoir plus, lisez l’éditorial de Fabian Peters, rédacteur en chef.

La construction durable en conflit

Les idées sur ce qu’est l’architecture durable sont encore très divergentes. Cela commence par des controverses sur la question de savoir si l’architecture “durable” permet de continuer à construire comme avant, mais en préservant le climat. Peut-il y avoir une tour d’habitation durable, un immeuble de bureaux durable avec des milliers de postes de travail ? Ou un aéroport durable ? De telles architectures très complexes requièrent-elles obligatoirement des méthodes de construction intensives en CO2, qui ne peuvent être compensées même par les technologies à énergie positive les plus sophistiquées ? Les matériaux de construction locaux, renouvelables et quasiment illimités avec une consommation d’énergie minimale – c’est-à-dire avec du bois, de l’argile, du sable et de la pierre naturelle – sont limités. Et c’est pourquoi les limites sont en tout cas étroites. Et ce, notamment pour des raisons économiques.


"Anbauen" : un conflit en architecture, économie - et politique

L’un des rares points qui fait l’objet d’un relatif consensus dans le paysage architectural (et au-delà) est la nécessité de se concentrer sur l’existant. L’idée que la conservation est presque toujours plus respectueuse du climat que la construction de nouveaux bâtiments est omniprésente dans le paysage architectural. Elle conduit même aujourd’hui à la demande d’un moratoire sur les démolitions, soutenue par une large alliance d’associations d’architectes et d’associations environnementales (voir p. 78). Une autolimitation aussi poussée ne devrait toutefois pas être du goût de nombreux bureaux d’architectes, ni des promoteurs immobiliers ou des constructeurs privés de maisons en devenir. Mais dans quelle mesure le monde politique est-il réceptif à une telle proposition ? On le saura au plus tard lorsque des projets d’investissement ne pourront pas être approuvés ou que des zones de construction ne pourront pas être délimitées dans la circonscription électorale locale.

Le problème de la surexploitation des terres agricoles

Parallèlement, un tel moratoire aurait sans doute pour conséquence d’épuiser toujours plus la marge de manœuvre en matière d’exploitation là où la demande de logements ou de bureaux est particulièrement élevée, c’est-à-dire dans les métropoles en pleine croissance. Cela n’aurait pas seulement des conséquences sur les prix de location et d’achat. Ce serait également une menace pour les monuments historiques et les paysages urbains, à moins que le législateur ne prenne des dispositions de protection étendues. Christoph Rauhut, conservateur des monuments historiques du Land de Berlin, parle déjà du risque de “surexploitation” : il menace souvent le patrimoine bâti historique dans le cadre de projets de densification et de réaffectation (voir p. 10).

Entre surexploitation et délabrement des bâtiments existants

Parallèlement, la partie du patrimoine située dans des régions où la population diminue aurait grand besoin d’attention. Et ce, qu’il s’agisse d’un monument ou non. Les stratégies d’utilisation du patrimoine existant au-delà des grandes villes doivent s’accompagner d’un moratoire sur les démolitions, afin que nous ne perdions pas simultanément une partie du patrimoine bâti par surexploitation et l’autre par abandon.

Vous pouvez obtenir le cahier dans notre boutique en ligne : B11 “Continuer à construire” : cultiver

Notre numéro de novembre a marqué le début de notre série en trois parties Weiterbauen ( Construire) et commence par le thème : “Surélever”. Nous nous y penchons sur des exemples particulièrement réussis de surélévation, un thème qui revêt une importance considérable dans les métropoles en pleine expansion.

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