13.01.2026

Actualités de la branche

Conséquences pour les indépendants

Restaurateur dans la cathédrale de Palma travaillant sur un relief

Les mesures prises pour endiguer la crise de Corona posent d’immenses défis au système économique. Les petits ateliers et les professions libérales, des architectes aux restaurateurs, sont particulièrement touchés. Les préoccupations des professions libérales seront à l’ordre du jour de la réunion du cabinet fédéral d’aujourd’hui.


Kleine Werkstätten und Selbstständige vom Architekten bis zum Restaurator leiden massiv unter den Folgen des Coronavirus. Die Anliegen der Freiberufler werden in der heutigen Kabinettsitzung ein Thema sein. Hier ein Restaurator bei der Arbeit in der Kathedrale der Heiligen Maria (Palma). Foto: Wikimedia commons / Friedrich Haag
Les petits ateliers et les indépendants, des architectes aux restaurateurs, souffrent énormément des conséquences du coronavirus. Les préoccupations des indépendants seront à l’ordre du jour de la réunion du cabinet d’aujourd’hui. Ici, un restaurateur au travail dans la cathédrale Sainte-Marie (Palma). Photo : Wikimedia commons / Friedrich Haag

VW, Audi et Daimler arrêtent leur production, les hôtels sont vides, les magasins des zones piétonnes doivent rester fermés : Les mesures prises pour endiguer la crise de Corona posent d’immenses défis non seulement à notre système de santé, mais aussi au système économique. Mais ce ne sont pas seulement les géants du secteur qui sont particulièrement touchés, mais aussi et surtout les petits ateliers et les indépendants, de l’architecte au restaurateur, qui sont même souvent organisés en entreprise unipersonnelle. Les problèmes auxquels ils sont confrontés sont très différents de ceux d’un grand groupe : ce n’est pas le financement d’un personnel nombreux qui leur pose problème, mais le fait de devoir faire face à des frais courants tels que la location de locaux et d’appareils ou encore le simple fait de pouvoir subvenir à leurs besoins face à la chute de leur chiffre d’affaires.

Comme le souligne un communiqué de presse de l’association des restaurateurs (VDR), toutes les mesures du bouclier de protection de l’économie décidé par le gouvernement fédéral s’appliquent également aux indépendants – à commencer par les heures de dettes fiscales et l’assouplissement des conditions de crédit aux entreprises par la KfW.

Toutefois, selon la Fédération allemande des professions libérales (BFB), dont fait partie le VDR, ces mesures n’amortissent que partiellement la situation dramatique dans le domaine des professions culturelles indépendantes. “Les crédits seuls ne sont pas suffisants pour les petites unités (…), car ils devraient être remboursés”, peut-on lire dans un communiqué de presse de la BFB. “En ce qui concerne les indépendants en solo et les micro-entreprises, il faut prendre des mesures et atténuer la disparition des liquidités”. Au moins, le problème trouve une oreille attentive : Les préoccupations des indépendants seront à l’ordre du jour de la réunion du cabinet fédéral d’aujourd’hui.

L’association des restaurateurs en appelle également à la solidarité des clients actuels : “Outre le paquet de mesures du gouvernement fédéral mentionné ci-dessus, il serait utile d’appeler les donneurs d’ordre à ne pas renoncer aux commandes privées et à tout laisser en suspens”, écrit le VDR. “Cela aurait des conséquences immédiates et sévères pour les restaurateurs (de la même manière que pour les photographes, les graphistes, les artistes, etc.), qui sont particulièrement touchés dans le secteur culturel et dont beaucoup n’ont pas été en mesure de constituer des réserves”. Selon le VDR, pour beaucoup d’entre eux, une perte de revenus de quatre semaines est déjà tragique. C’est pourquoi il serait utile que l’État assure la survie des plus petites entreprises jusqu’à la fin de la crise de Corona. “Sinon, la disparition massive de petits et très petits ateliers de restauration créerait un vide impossible à compenser dans la conservation du patrimoine culturel”.

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