10.11.2025

Hôtel

Confort de l’Arlberg

Kriegerhorn-Trittkopf-Ruefikopf-Alpen-Berge

Le Skihütte Wolf se trouve à 2.000 mètres d'altitude...


Le toit comme cinquième façade

Depuis des siècles, les maisons de montagne sont construites sur des socles maçonnés afin de protéger le bois de l’humidité du sol. Aujourd’hui, les fondations sont en béton, comme c’est le cas pour la cabane de ski Wolf de Bernardo Bader Architekt.

Un autre élément de conception typiquement alpin de la cabane est la réalisation en bois d’épicéa local. Ici aussi, l’approche était de protéger la construction des intempéries : Les lattes d’épicéa brutes de sciage ont été placées verticalement sur les murs extérieurs et les portes coulissantes, afin que l’eau puisse s’écouler plus facilement.

La structure verticale se prolonge directement dans le toit, qui est également en épicéa. “La cabane est également bien visible d’en haut. Il était donc important d’accorder une attention particulière au toit, qui est la cinquième et la plus grande façade”, explique Bernardo Bader. Une gouttière à caisson en tôle de cuivre passe entre les deux “façades”, et le toit est recouvert d’une double toiture. “Ici, il fait froid mais sec. Le bois du toit durera 15 à 20 ans”.

Le Skihütte Wolf se trouve à 2.000 mètres d'altitude...
...sur un plateau naturel
Bernardo Bader ont conçu une construction typiquement alpine
Terrasse et entrée
Concentration "vers l'extérieur
Bar avec toit en forme de tente
Salon avec fenêtre panoramique
Goûter au chalet
La cheminée en béton apparent donne le ton dans le salon
Intérieur puriste en bois

Vent, soleil d'altitude et panorama alpin

Au Petersboden, à 2.000 mètres d’altitude, le temps se déchaîne : Deux mètres de neige, des vents glaciaux et le soleil d’altitude jouent à volonté avec le panorama circulaire de sommets blancs. L’emplacement du corps de bâtiment était donc une question essentielle. “Nous ne voulions pas modifier le terrain et avons longtemps cherché le bon endroit”, expliquent les architectes.

Finalement, la cabane a trouvé sa place sur un plateau naturel dans la pente. En hiver, “Der Wolf” n’est accessible que par le télésiège, à ski ou en raquettes – en été, il l’est également par le sentier alpin Grosserben.

Le refuge accueille les visiteurs sur une terrasse en forme de L, baignée par le soleil du matin et du soir. Au sud-est, le vent souffle un peu plus fort de la montagne, c’est pourquoi une balustrade en bois protège du vent. En cas de très grand froid, les tables sont déplacées contre le mur – afin que la vue sur le Kriegerhorn, le Trittkopf et le Rüfikopf reste agréable.

Plan d'ensemble
Coupe

Le bar du loup

Les deux salles de séjour sont épurées : Les bancs d’angle et les tables sont en frêne non traité ; le sol, les murs et le plafond en épicéa doivent créer une ambiance claire et conviviale. Les cheminées en béton apparent apportent une touche d’originalité. Dans l’ensemble, l’accent est mis sur le panorama, qui est mis en scène par une fenêtre de cinq mètres de long.

Le bar est plus concentré vers l’intérieur. Il se trouve sous un “toit de tente raide et solennel”, comme le décrivent les architectes. “C’est comme la grange à foin de mon grand-père, entre les planches de laquelle la lumière transparaissait”, révèle Bader à propos de sa source d’inspiration.

Ce que l’on ne soupçonnerait pas au vu de la sobriété du projet : La porte coulissante électrique donnant sur la terrasse s’ouvre automatiquement. Après tout, il faut bien un peu de confort à l’Arlberg.

Les photos : Adolf Bereuter

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