17.04.2025

Événement

B2/2020 : Préfabrication

B2/2020 : La préfabrication ou le nouveau plaisir de la série (photo : Jeremy Guillory)


Les élites partielles restent entre elles

La préfabrication industrielle promet des coûts bas et une mise en œuvre rapide – des atouts que les bureaux d’architectes ne peuvent plus ignorer. Beaucoup considèrent même la typologie comme l’avenir de la construction. Dans le numéro de février, nous nous penchons sur la question de savoir quelles tâches de construction s’y prêtent particulièrement.

La construction modulaire a une longue tradition en architecture. Dès les années 1920, les maîtres d’ouvrage progressistes ont été séduits par l’idée de trouver des solutions économiques et architecturalement innovantes en coopération avec “l’industrie”, comme on l’appelle encore aujourd’hui dans les traités spécialisés.

Actuellement, ce type d’approche semble connaître une sorte de second printemps. C’est la raison pour laquelle nous avons cherché des projets passionnants qui misent sur la préfabrication industrielle. Dans la ville danoise de Fredericia, le bureau Cobe a achevé une station de recharge électrique. Les architectes ont développé un système modulaire qui peut s’adapter à différentes exigences en fonction du site – et qui peut donc être exporté. Dans le quartier berlinois de Moabit, Frohn & Rojas ont conçu un immeuble d’habitation qui se compose visiblement d’éléments préfabriqués en béton – et présente ainsi une sorte d’esthétique de la construction préfabriquée. Falk Jaeger discute des avantages et des inconvénients.

En matière d’esthétique de la construction préfabriquée, Berlin a de toute façon beaucoup à offrir – par exemple de nombreux immeubles préfabriqués ou la vieille ville historique du quartier Nikolaiviertel. En revanche, la reconstruction de la Schinkelsche Bauakademie, située juste à l’angle du quartier Nikolaiviertel, ne devrait pas faire appel à des éléments préfabriqués.

Mais sa construction a actuellement du mal à se faire ailleurs, à savoir à pourvoir le poste de chef. Vous l’avez peut-être remarqué : Le cabinet de conseil Kienbaum et le comité de décision mandaté avaient justement désigné un homme politique, l’actuel secrétaire d’État Florian Pronold, comme le meilleur candidat. De nombreux candidats plus spécialisés n’ont pas été retenus. Des protestations se sont élevées contre cette décision, exprimées dans une lettre ouverte initiée par le musée de l’architecture de Francfort. La décision en faveur de Pronold a été annulée par le tribunal du travail de Berlin. Et ce, à juste titre selon moi. Le profil de Pronold ne correspondait vraiment pas à ce qui était explicitement demandé dans le profil du poste.

Il sera intéressant de voir comment cette affaire évoluera. Il est en tout cas regrettable que la Bauakademie, qui représente une chance pour l’architecture en Allemagne, connaisse un aussi mauvais départ. Cela illustre une fois de plus un problème de l’opinion publique allemande : le fait que les différentes élites partielles restent entre elles et ne communiquent pas entre elles.

Vous pouvez vous procurer le B2/2020 sur la préfabrication ici.

Scroll to Top