04.04.2025

Habiter

B10 : Construction de logements à moindre coût

Jusqu'où peut-on réduire ? Idées pour la construction de logements bon marché (photo : Barbara Bühler)


Lutte contre la bureaucratie

Les trois prochains numéros seront consacrés au thème de la “construction sociale”. Dans cette série, nous présentons des approches et des solutions exemplaires que l’on doit à des architectes inventifs ou à des citoyens engagés. Le numéro d’octobre aborde tout d’abord l’une des tâches les plus importantes : la construction de logements à moindre coût. Le rédacteur en chef Alexander Gutzmer vous explique ce qui vous attend et vous donne son avis sur le plafond de loyer.

De nombreux observateurs considèrent aujourd’hui que nous traversons une crise du logement. Et c’est vrai : les loyers dans les grandes villes allemandes (et pas seulement là) ont nettement augmenté ces dernières années. Reste à savoir si cela étaye la thèse populaire selon laquelle “plus personne ne peut se permettre de se loger”. Mais il est certainement judicieux de chercher des modèles permettant de construire des logements attrayants, même pour les personnes aux revenus modestes. C’est ce que nous faisons avec notre série en trois parties sur la construction sociale, qui commence avec ce numéro.

Il est intéressant de noter que les exemples positifs ne se trouvent pas uniquement à Berlin. Zanderroth a réussi à loger quatre immeubles d’habitation de 51 unités dans les étages supérieurs au-dessus d’un ancien supermarché indépendant. Grâce à leur ingéniosité constructive, les architectes d’Orange combinent des coûts de construction avantageux avec une qualité de vie élevée. Ce sont des modèles comme celui-ci qui donnent l’espoir que la crise évoquée peut être surmontée sans recourir au grand marteau des interdictions réglementaires.

Vous aurez remarqué que ce marteau tourne actuellement au-dessus de la capitale. Le mot-clé actuel est le plafonnement des loyers. Il semble que la politique berlinoise prenne un malin plaisir à effrayer les participants mal-aimés au processus de construction par des exigences radicales. Dans le cas du débat sur l’expropriation, il s’agissait encore de sociétés de construction de logements sélectionnées. Désormais, ce sont les bailleurs dans leur ensemble qui sont visés. C’est séduisant et cela suscite naturellement des applaudissements chez les citadins en mal de loyer. Mais cela ne répondra pas à l’attente d’un pays de cocagne en matière de location. Au contraire, cela pourrait même conduire à la création de moins de logements qu’actuellement.

De même, des initiatives comme celle d’Orange Architekten, qui est à la fois maître d’ouvrage et architecte, risquent d’être moins souvent réalisées dans un Berlin où les loyers sont plafonnés. En effet, qui aime investir dans un marché qui est de plus en plus réglementé politiquement et qui génère de l’incertitude pour les maîtres d’ouvrage ? En outre, il apparaît déjà que la réglementation du marché du logement est compliquée. Ceux qui investissent, c’est-à-dire qui construisent, sont surtout ceux qui se considèrent comme des experts dans la lutte contre la bureaucratie. Les architectes ne le sont pas vraiment.

Vous pouvez acheter le numéro de B10 consacré au “logement à prix modéré” dans la boutique.

Vous pouvez obtenir ici la mini-série complète “Construire socialement”.

Scroll to Top