30.08.2025

Society

Arrival City – Critique de livre

La couverture du livre "La nouvelle migration des peuples : Arrival City" montre des silhouettes noires de différentes

Couverture du livre : La nouvelle migration des peuples : Arrival City (Image : Pantheon Verlag)

Actuellement, plus de la moitié de la population mondiale vit dans les villes. Cependant, l’humanité sera bientôt une espèce exclusivement urbaine. Doug Saunders se penche sur ce phénomène dans son livre “Die neue Völkerwanderung – Arrival Cities”. Le livre examine la problématique des villes d’arrivée d’une manière journalistique et subjective. Dans sa critique, l’étudiante Katharina von Unhold se demande si l’auteur y parvient.

Vers la fin du siècle, l’humanité sera une espèce purement urbaine. Plus de la moitié des habitants de la planète* se trouvent dans une dernière migration de la campagne vers la ville en passant par les villes d’arrivée. Doug Saunders, auteur et journaliste canado-britannique, parcourt plus de 22 villes, que ce soit en Chine, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou en Iran, et emmène ses lecteurs* dans un voyage sur le phénomène de la ville d’arrivée.

La couverture du livre "La nouvelle migration des peuples : Arrival City" montre des silhouettes noires de différentes
Couverture du livre : La nouvelle migration des peuples : Arrival City (Image : Pantheon Verlag)

Contenu et structure

Les “villes d’arrivée”, ou “Arrival City”, sont des lotissements ou des “villages en milieu urbain” ayant des liens sociaux avec la communauté d’origine de leurs habitants*. Ceux-ci ne s’installent pas à vie dans ces “rassemblements permanents”, mais se trouvent dans un rythme récurrent d’arrivée et de départ vers la ville. Les lieux d’exclusion sociale, généralement perçus comme des bidonvilles, sont souvent couronnés de succès en tant que “réchauffeurs” de l’ascension sociale vers la classe moyenne. L’organisation créée par soi-même et issue de la communauté génère une force de développement substantielle. L’étude des développements des villes d’arrivée est pertinente pour orienter malgré tout leur succès ou leur échec. Les urbanistes* jouent un rôle important dans cette tension entre l’autonomie et le soutien nécessaire, l’arrivée et le départ, le village et la ville. En dix chapitres, sur 541 pages, Saunders décrit des exemples de villes d’arrivée et de destins humains individuels. Il compare ses observations sur la base de théories déjà étudiées dans des villes d’arrivée du monde entier.

Arrival City : à recommander ?

Le livre de Saunders, rédigé en anglais, est plus journalistique que scientifique. Il s’appuie certes sur quelques sources, mais il contient de nombreuses affirmations subjectives dont la validité ne semble pas prouvée. Les destins individuels choisis sont décrits de manière passionnante et permettent aux lecteurs* de se plonger dans la vie de l’endroit en question. La généralisation de ces destins et la comparaison avec d’autres villes d’arrivée, sans tenir compte des différences contextuelles, font toutefois douter les personnes étrangères au sujet de la crédibilité des arguments. De nombreux faits intéressants ne sont pas présentés de manière suffisamment cohérente pour les lecteurs qui ne connaissent pas les phénomènes sous-jacents. En raison de la généralisation et de la structure peu claire des chapitres, il est difficile de distinguer l’essentiel de l’accessoire. L’expérience acquise par l’auteur au cours de ses voyages constitue certes l’élément principal de l’argumentation, mais les connaissances importantes pourraient être transmises de manière plus efficace. Des photos et des plans aideraient à mieux comprendre les lieux.

Le livre est une manifestation attendue depuis longtemps de phénomènes déjà étudiés et propose un voyage à travers le monde qui se déroule de manière plus chaotique que planifiée. Néanmoins, Saunders change le point de vue sur des espaces hâtivement évalués négativement, crée ainsi une meilleure compréhension des villes d’arrivée et offre beaucoup d’inspiration aux planificateurs* et aux politiciens*.

Contexte de cet article : Dans le cadre d’un séminaire organisé par le professeur Udo Weilacher, chaire d’architecture du paysage et de transformation (LAT) à l’université technique de Munich, les étudiants ont pu se familiariser avec le domaine du journalisme spécialisé au cours du semestre d’été 2021. Dans le cadre d’un “atelier d’écriture”, les étudiants en master* d’architecture paysagère de l’Université technique de Munich ont rédigé des critiques de livres sur des ouvrages spécialisés qu’ils avaient eux-mêmes sélectionnés. Nousprésentons sur notre sitedes recensions sélectionnées.

Vous trouverez ici un aperçu d’autres recensions de livres issues du séminaire.

Également intéressant : vous trouverez ici la critique d’Aimee Neff sur le livre “Unbestimmter Räume in Städten: La valeur de l’espace résiduel”.

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