12.02.2026

Actualités Society

Arrière-cours – Le nouveau G+L en décembre 2025 !

Photo de couverture : Pexels, Photographe : Mart LMJ


Plus que des interstices inutilisés

Dans les villes densément construites d’aujourd’hui, il semble qu’il n’y ait plus guère d’endroits qui invitent à respirer et à faire une pause – des endroits qui offrent de l’espace pour le petit, l’aléatoire et le caché. Alors que les parcs et les places comptent depuis longtemps parmi les éléments les plus en vue des espaces libres urbains, les arrière-cours restent encore souvent dans l’ombre de l’attention publique. Elles sont pourtant de véritables trésors dans un paysage urbain marqué par la densité et l’agitation. Les arrière-cours silencieuses peuvent être plus que des espaces intermédiaires inutilisés – elles offrent la possibilité de renouveler la vie dans la ville, de la verdir et de promouvoir une forme intime de communauté.


Des espaces urbains précieux

Notre numéro de décembre est consacré à ces coins tranquilles qui prennent de plus en plus d’importance en tant que lieux de retraite et de socialisation. Nous présentons des projets d’arrière-cours qui offrent des réponses innovantes aux questions urgentes de la vie urbaine. Des jardins communautaires nouvellement créés aux espaces à haute valeur écologique en passant par des coins de jeux adaptés aux enfants : ces exemples montrent comment transformer des surfaces souvent laissées à l’abandon en précieux espaces libres urbains. Les voisins peuvent s’y entretenir, les enfants y jouer, les plantes y pousser – bref, des espaces qui enrichissent à la fois le tissu social et l’environnement sont créés.


Conflit entre la densification et la végétalisation

Mais la mise en œuvre de tels projets n’est pas toujours facile. En raison de la pénurie croissante de logements, les investisseurs et les promoteurs immobiliers considèrent de plus en plus souvent les arrière-cours comme un espace de densification potentielle et nécessaire. Cela permettrait certes de remédier peu à peu au manque de logements, mais les villes deviennent ainsi de plus en plus imperméables. Un conflit entre les questions sociales et écologiques qui se joue dans les espaces cachés de la ville. Le défi pour nous, en tant que planificateurs*, est de considérer les arrière-cours comme des ressources précieuses qui peuvent également offrir protection et diversité – et qui devraient à leur tour être protégées à certains endroits.


Les arrière-cours en projet

Les thèmes de la revue vont des concepts d’aménagement aux modèles de participation qui permettent aux habitants* de participer activement à l’aménagement de “leurs” arrière-cours. De plus, nous mettons en lumière la manière dont cette thématique devrait être abordée du point de vue de la psychologie architecturale – à quoi faut-il faire attention lors de l’aménagement des arrière-cours ? Qu’est-ce qui offre la plus grande valeur ajoutée pour les habitants ?


Des lieux silencieux pour enrichir la vie urbaine

Dans la perspective de 2026, la question se pose de savoir comment nous pouvons répartir de manière plus consciente et plus équitable l’espace de plus en plus restreint dans les villes. Les arrière-cours offrent la possibilité de ne pas s’en tenir uniquement aux grands projets, mais de placer également les petits espaces de proximité au centre de nos réflexions. Car au final, ce sont souvent les lieux silencieux qui rendent la vie urbaine vraiment agréable.

Le magazine est disponible ici dans la boutique.

Notre édition de novembre était consacrée aux arbres urbains. Lisez-en plus ici.

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