Travail sur des règles de durabilité contraignantes
L’année dernière, l’architecte Stefano Boeri avait conçu pour le Salone une architecture de hall dans laquelle les fabricants présentaient leurs produits dans une structure d’étagères prédéfinie. L’idée était que ce système puisse être démonté après le salon et réutilisé pour les prochaines éditions. Ce qui ne s’est jamais produit. Au lieu de cela, les organisateurs du Salone del Mobile se tapent sur l’épaule cette année pour ne pas avoir posé de moquette dans les halls. Pour le reste, la bataille des matériaux se poursuit sans relâche, tant pour les stands que pour le flot de nouveautés à peine freiné. On travaille à des règles de durabilité contraignantes pour les exposants, explique Maria Porro, la présidente du Salone. Mais il ne faut évidemment pas surcharger un fabricant.
Alcova : à la fois exposition, cours et événement de réseautage
Mais Alcova n’est pas le Salone du futur, explique Joseph Grima, il espère seulement que le Salone d’aujourd’hui ne sera pas non plus celui du futur. Le succès d’Alcova est toutefois indissociable de la force d’attraction du grand événement qu’est le Salone del Mobile. En 2022, Alcova aura lieu pour la quatrième fois parallèlement au Salone de Milan. Depuis, la manifestation, qui se veut à la fois une exposition, un cours et un événement de réseautage, a grandi à chaque fois. Entre-temps, elle occupe quatre bâtiments d’un ancien hôpital militaire à l’ouest de la ville. L’utilisation d’infrastructures vides fait partie du concept. Il en résulte qu’Alcova travaille de manière pratiquement neutre en termes de ressources.